Des mesures prises dans le cadre de l'urgence sanitaire renforcée sont contenues dans un protocole d'accord signé le 26 mars dernier entre les deux gouvernements, qui ont constaté que " le goulot d'étranglement de la riposte reste le faible engagement des populations et des autorités dans certaines localités des deux pays".
En Guinée, les préfectures guinéennes concernées par cette déclaration d'urgence sanitaire renforcée sont situées dans la région de la Basse Guinée, à savoir Forécariah, Coyah, Dubréka, Boké, Kindia, Boffa, Fria et Conakry.
Les mesures comprennent la fermeture temporaire des services hospitaliers et cliniques privées au sein desquels des cas d'Ebola ont été déclarés. Les malades qui y sont déjà présents doivent rester sur place et des mesures seront prises pour assurer leurs soins et leur alimentation.
"Les autres structures de soins qui n'appliquent pas les mesures de prévention doivent être également fermées", selon les autorités des deux pays.
"Tout guérisseur ou tradithérapeute qui ne référera pas des cas suspects d'Ebola aux structures sanitaires spécialisées sera poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui", assurent les autorités.
Ces mesures portent aussi sur le renforcement des enterrements dans la zone couverte par l'urgence sanitaire renforcée par la Croix-Rouge ou la Protection Civile, dans le respect de la dignité humaine.
Les personnes, qui "cachent des malades ou déplacent des corps d'une localité à une autre seront considérées comme des criminels qui propagent la maladie et poursuivies conformément à la loi pour mise en danger de la vie d'autrui", menacent les autorités.
Des mesures exceptionnelles de restriction de mouvement seront appliquées aux localités abritant des contacts.