Guinée/législatives: la réunion sur les griefs de l'opposition se poursuit samedi

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Les discussions entre partis guinéens et la communauté internationale sur les réclamations de l'opposition avant les législatives du 24 septembre n'ont pu se conclure vendredi après plusieurs heures de débat et se poursuivront samedi, ont indiqué des participants.

Le comité regroupant les acteurs politiques guinéens de la majorité et de l'opposition ainsi que les représentants de la communauté internationale s'est réuni vendredi "pendant plus de dix heures" à Conakry pour trouver des solutions aux problèmes soulevés par l'opposition notamment sur le fichier électoral et les bureaux de vote, a déclaré à la presse Mme Zalikatou Traoré, une responsable du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN) de l'ex-Premier ministre Lansana Kouyaté.

Ce comité est dit "de suivi de l'accord du 3 juillet 2013", signé entre la majorité et l'opposition en vue de l'organisation des législatives.

La rencontre s'est tenue à huis clos, en présence de Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest et facilitateur international dans ce dossier.

"On n'a pas encore de conclusion", a simplement dit, sans plus de détails, Saloum Cissé, un responsable du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), formation du président guinéen Alpha Condé.

Selon Mme Zalikatou Traoré, lors des discussions de vendredi, "une commission a été mise en place et qui va travailler à la Céni (Commission électorale nationale indépendante) à partir de ce (vendredi) soir pour apprécier l'ampleur des tâches et corriger les manquements constatés".

En plus des opposants et membres de la majorité au pouvoir, la commission créée vendredi comprend des représentants de la Francophonie et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Elle doit remettre ses conclusions samedi matin au comité de suivi de l'accord du 3 juillet, a ajouté Mme Traoré.

L'opposition exige notamment "l'affichage par ordre alphabétique et dans un délai raisonnable des listes électorales et un nouveau découpage électoral" qui rapproche l'électeur du bureau de vote avant la tenue du scrutin.

Elle avait planifié pour le jeudi 19 septembre des manifestations à travers le pays pour dénoncer, selon elle, la mauvaise préparation des élections mais elle a annoncé en début de semaine qu'elle suspendait son appel à manifester en attendant l'issue des discussions du comité de suivi.

A quatre jours du scrutin, l'idée d'un nouveau report commençait à circuler dans quelques milieux en Guinée, certains soulignant de réelles difficultés sur le terrain notamment pour la distribution des cartes d'électeurs.

La campagne électorale, ouverte le 23 août, doit prendre fin dimanche. Près de 1.800 candidats d'une trentaine de partis sont en lice pour 114 sièges de députés.

Les législatives auraient dû avoir lieu dans les six mois suivant l'investiture, en décembre 2010, du président Alpha Condé. Mais elles ont été reportées plusieurs fois, faute de consensus sur leur organisation.

Les dernières élections parlementaires en Guinée remontent à juin 2002, sous la présidence du général Lansana Conté, décédé en décembre 2008, après 24 ans de pouvoir.

Source: AFP

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