Attaque contre le président Condé: les accusés jugés à partir de lundi

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Près de 50 personnes arrêtées et accusées d'être impliquées dans l'attaque du domicile du président guinéen Alpha Condé en juillet 2011 à Conakry seront jugées à partir de lundi lors de procès devant la cour d'assises, a annoncé vendredi à l'AFP un responsable du parquet.

Les audiences de la cour d'assises démarreront effectivement lundi et "il y a 48 personnes concernées" dans l'affaire de "l'attaque du domicile du président Alpha Condé", a déclaré William Fernandez, procureur adjoint près la Cour d'appel de Conakry, contacté par téléphone après la cérémonie protocolaire d'ouverture de la session de la cour d'assises.

Ces 48 prévenus font partie de "plus de 100 personnes en tout qui passeront à la barre au cours de ces assises prévues pour durer un mois", a indiqué M. Fernandez.

Lors de la cérémonie protocolaire, le procureur près de la Cour d'appel de Conakry, Hassane Diallo, avait indiqué qu'au moins "70 affaires criminelles" seraient jugées lors de cette session judiciaire.

"La présente session des assises sera marquée par l'examen de plusieurs dossiers criminels, dont certains d'une extrême sensibilité comme par exemple celui de l'attaque du domicile du président de la République" et "ceux des narcotrafiquants supposés", avait affirmé M. Diallo.

Ce sont "des dossiers qui polarisent l'attention de la communauté nationale et internationale sur notre justice. (...) Soyez déjà rassurés qu'il ne s'agira point d'un procès politique au relent d'un règlement de compte, mais plutôt d'un procès de droit commun qui sera dirigé dans le strict respect de la loi", a-t-il assuré.

Le président Condé est sorti indemne de l'attaque lancée par des militaires le 19 juillet contre sa résidence privée de Conakry. Au cours de l'attaque, un membre de la garde présidentielle a été tué et deux autres blessés. La plupart des personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête sur cet assaut sont poursuivies principalement pour "attentat contre la sûreté de l'Etat" et "tentative d'assassinat" du chef de l'Etat, d'après le parquet général de Conakry.

M. Condé a accusé plusieurs personnalités, dont un dirigeant de l'opposition, Amadou Bah Oury, d'avoir organisé cette attaque avec la complicité du Sénégal et de la Gambie, ce que ces pays ont catégoriquement démenti.

Source: Afriquinfos

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