Conakry vogue entre insécurité et insalubrité

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A l'instar des grandes villes tentaculaires du monde qui ploient sous l'effet de la densité et la surpopulation, Conakry, capitale guinéenne, n'échappe pas aux phénomènes de l'insalubrité et de l'insécurité.

Avec l'ouverture démocratique amorcée au lendemain de la prise du pouvoir par les militaires le 3 avril 1984, le pays qui était hermétiquement fermé s'est largement ouvert.

Le pays a connu le retour massif d'exil des millions de Guinéens et aussi l'arrivée de tous les ressortissants africains et étrangers, certains d'entre eux venant des pays en pleine ébullition politique ou en guerre.

LE BRASSAGE ET SES CONSEQUENCES

Ce brassage a eu un apport positif mais n'est pas sans conséquences : la densité et la proximité des populations de différentes cultures et moeurs ont engendré la course à la survie et à la recherche du bien-être des heurts, clivages sociaux, le désoeuvrement et le chômage, qui ont  tous pour corollaire le vol, le grand banditisme et les crimes.

La Guinée connaissait ainsi pour la première fois les attaques à mains armées par de petits bandits ou des enfants-soldats venant de la Sierra Leone ou du Libéria.

Les hommes en tenue et en arme à la recherche du gain facile ont pris le relais après le procès des gangs de 1995 qui avait porté un grand coup de poing.

La tenue militaire étant à la portée du tout venant, une confusion s'est installée et certains observateurs ont ainsi dénoncé le laxisme des responsables.

Le phénomène a pris une telle ampleur que le citoyen lambda se demande pourquoi une police militaire n'est pas en activité dans la restructuration des forces armées et de défense engagée à grande pompe après l'avènement de la transition militaire.

ACTIVER LA POLICE DE PROXIMITE

Pour plusieurs citoyens, il importe d'instaurer une "discipline militaire" en activant la police militaire pour réprimer les dérapages et les abus des hommes en uniforme, à commencer par leur comportement autoritaire et désinvolte dans la circulation et dans les quartiers.

Pour certains, la Cour martiale doit aussi commencer à fonctionner pour juger "militairement" les soldats pour éviter de faire des amalgames avec le droit civil que les militaires considèrent "supportable" et tolérant.

Quant aux bandits de quartier, des citoyens estiment qu'il suffit de réactiver les polices communales ou de proximité dans chaque quartier suffit pour les canaliser.

De l'avis de ceux-ci, la présence des patrouilles de ces polices communales dans les quartiers apporterait à coup sûr le calme et la sérénité et dans ce cas, les barrages routiers avec des équipes musclées pour la frime ne devraient plus alors avoir leur raison d'être.

"Le vol et les assassinats ne se font pas dans la rue, hormis les accidents de circulation et délits de fuite et les bandits de grand chemin n'exercent pas en ville mais en rase campagne", expliquent-ils.

Les habitants de Conakry se préoccupent de la recrudescence des vols, attaques et meurtres, et réclament que les autorités donnent les moyens aux unités de police dont la réactivité apparait comme "nécessité" afin de les rendre efficaces en vue d'assurer la quiétude aux populations.

RESPONSABILITES PARTAGEES

Les responsabilités sont partagées dans l'insalubrité constatée dans la capitale guinéenne. Si d'une part l'on relève l'incivisme des populations, celui des autorités est aussi à noter car si les populations déversent les ordures dans les caniveaux, c'est qu'elles ne savent où les déposer.

Des poubelles publiques n'existent pas ou sont trop insuffisantes. La surpopulation ayant pris de court les autorités, il manque toutes les infrastructures et équipements de base nécessaires et décents à une urbanisation digne du nom.

Les marchés qui débordent dans les rues sont inondés de déchets alors que les taxes sont prélevées quotidiennement sur les vendeuses qui vivotent dans l'insanité.

Pour certains habitants, des conteneurs-poubelles dans chaque quartier et un véhicule pour une zone déterminée rendraient à Conakry sa splendeur d'antan.

L'un des constats désolants dans la ville est le fait que les eaux usées se déversent partout et inondent les rues de Conakry où l'on déplore un manque de canalisations et de caniveaux.

Le travail des entreprises commises aux tâches de nettoyage et d'assainissement laisse parfois à désirer et les habitants de Conakry interpellent ainsi les autorités compétentes afin que quelque chose soit fait pour redorer l'image de la capitale guinéenne.

 

© Copyright Xinhuanet

Source:Xinhuanet

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