l'imbroglio politique réduit la marge de manoeuvres du facilitateur international (Analyse)

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L'imbroglio politique que traverse la Guinée risque sérieusement de compromettre les marges de manoeuvres du facilitateur international Said Djinitt, désigné la semaine dernière par l'ONU au nom de toute la communauté internationale pour faciliter le dialogue politique pour les élections législatives en Guinée.

Les acteurs politiques ont différemment apprécié le choix de facilitateur international à la suite d'une demande adressée au secrétaire général de l'ONU par le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana, instruit par le président Alpha Condé pour l'orientation du comité de facilitation du dialogue politique dans le pays.

Quelques jours après sa désignation comme facilitateur dans les rivalités guinéennes, M. Djinitt a effectué un bref séjour dans le pays, pour prendre langue avec le gouvernement, les acteurs politique de la mouvance, de l'opposition et du centre, ainsi qu'avec les diplomates accrédités en Guinée, afin de s'imprégner de la dernière évolution de la donne politique guinéenne.

Toutefois, dès la publication du décret invitant les électeurs à aller aux urnes le 30 juin prochain pour le compte des législatives 2013, les leaders de l'opposition regroupés au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition, de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), du Club des républicains (CDR) et du Front uni pour la démocratie et le progrès (FDP), ont récusé l'implication de Said Djinitt dans le débat politique interne, qui soufre déjà de malentendu.

"Nous estimons que le facilitateur désigné par la communauté internationale n'a plus sa raison d'être, puisque le pouvoir s'engage dans une logique de fuite en avant avec la prise des décisions unilatérales'', a déclaré récemment à la presse, le porte-parole de l'opposition Aboubacar Sylla.

L'opposition radicale a indiqué dans une déclaration récente que le seul recours légale et indispensable pour se faire entendre et obtenir gain de cause face au pouvoir qui ne recule pas, est de reprendre les manifestations politiques sur les artères de la ville de Conakry et dans certaines villes à l'intérieur du pays, assorti de meeting politique géant dans les différents endroits du gouvernorat de Conakry.

A peine une semaine après la manifestation dite pacifique de l'opposition organisé le 18 avril dernier, les leaders du collectif, de l'ADP, du CDR et du FDP ont tenu à organisé jeudi 25 avril une autre marché dite pacifique.

Du coté de la mouvance présidentielle formée autour du RPG-Arc en ciel (le parti au pouvoir), l'on accuse les leaders de l'opposition de créer une "confusion'' autour du processus électoral et "empêcher'' ainsi la tenue des élections législatives à la date indiquée par le gouvernement.

Dans son intervention sur les ondes d'une radio privée, un membre du bureau politique national du RPG-Arc en ciel Junior Condé a affirmé que l'opposition se lance dans une stratégie de diversion et de boycott du processus des élections, pour ternir l'image du gouvernement et celle du président guinéen Alpha Condé.

"J'ai la conviction que l'opposition n'est pas prête à aller aux élections, c'est ça la réalité'', a déclaré M. Condé, avant d'inviter tous les acteurs politiques et sociaux, à faire des concessions afin que le pays achève sa transition avec la mise en place d'un parlement multicolore et comprenant toute les tendances politiques que renferme de pays.

Devant cette cacophonie accouplée d'écarts de langage et de comportements peu favorables à la consolidation de l'unité nationale et à la cohésion sociale, les acteurs de la société civile guinéenne, les responsables syndicaux et patronaux, ont haussé le ton à travers un message d'avertissement et de mise en garde contre tout agissement compromettant l'unité nationale.

Ils ont sollicité la reprise du cadre de dialogue avec la participation de toutes les parties pour débattre des questions de fonds, (le vote des Guinéens de l'étranger et le rejet de l'operateur de saisi Waymark ) et trouver ainsi un consensus généralisé sans lequel les législatives 2013 ne pourraient devenir une réalité.

Ce qui ne semble pas être une approche de solution propice à la recherche d'un dénouement heureux de la contradiction entre les hommes politiques guinéens engagés dans la course vers les élections législatives, dont la date du 30 juin est déjà fixée par décret du président de la République, conformément aux dispositions de la constitution et du code électoral.

Déjà, l'opposition ne compte pas fléchir à sa décision de maintenir sa pression sur le gouvernement, pour l'amener à changer la date électorale des législatives et à prendre en compte toutes ses revendications politiques déjà largement exprimées dans les différentes déclarations publiques.

Toutefois, la détermination du collège des facilitateurs du dialogue politique, la volonté politique du président Alpha Condé et le consentement des acteurs politiques de l'opposition et de la mouvance, sont des paramètres décisifs pour venir à bout des conflits internes.

Source:Xinhuanet

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