La désignation des facilitateurs du dialogue influence la donne politique guinéenne (Synthèse)

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La désignation des facilitateurs par les différents groupes politiques est de nature à influencer "négativement" la donne politique, compte tenu des modalités et du caractère des facilitateurs nationaux et internationaux, dont les noms ont été transmis au comité de dialogue. Dans le souci de rendre opérationnel le comité de dialogue permanant, le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana, président du comité a demandé à toutes les parties prenantes du dialogue à désigner les personnes de leurs confiances afin de composer le collège des facilitateurs du dialogique politiques.

Après des séries de consultations à la base, les noms des facilitateurs, ont été connus en début de semaine, avec une liste de quatre personnalités désignées, par les différents courants politiques du pays.

Du coté de la mouvance présidentielle formée autour du RPG-Arc- en-ciel (parti au pouvoir), le choix du facilitateur a été porté sur Aboubacar Somparé, ancien président de l'Assemblée nationale guinéenne et ancien secrétaire général du Parti de l'Unité et du Progrès (parti de l'ancien président Lansana Conté mort en 2010), après 26 ans de pouvoir militaire.

Le choix de cette personne s'explique par son expérience politique et sa longue carrière de membre du bureau politique national du PUP et d'ancien diplomate averti.

Pour l'opposition, l'heureux élu est Salifou Sylla, ancien ministre de la justice, ancien ambassadeur et actuellement membre du Conseil national de Transition (CNT, organe parlementaire de la transition).

Il a été membre dynamique de la commission composée de magistrats et de juristes, ayant travaillé sur les dispositions juridiques de la constitution guinéenne.

Concernant la désignation d'un facilitateur pour le compte de la communauté internationale, dont le rôle est de jouer à l'équilibre des opinions, le gouvernement a choisi le général Lamine Cissé, ancien ministre sénégalais de la défense et ancien chef d'état-major des armées du même pays.

En 2010, le général Cissé a été mandaté par la Communauté économique des Etats Afrique de l'ouest (CEDEAO) et l'Union africaine (UA), afin de diriger une équipe technique de réforme des services de sécurité en Guinée et faciliter la passation du pouvoir entre les militaires et les civils, démocratiquement élus.

Pour sa part, le gouvernement a désigné Goureissy Condé, comme étant le facilitateur principal du collège des facilitateurs désignés.

Homme politique guinéen, M. Condé fut ministre de l'intérieur et de la sécurité durant le régime défunt et ancien secrétaire général du CNT.

En 2010, le président de la transition le Général Sékouba Konaté l'avait nommé médiateur de la République, afin de s'occuper des questions relatives à la réconciliation nationale et à la préservation de la paix sociale et de l'unité nationale dans le pays.

Toutefois, l'opposition regroupée au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition, de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR) , ont protesté mardi contre la désignation du représentant de la communauté internationale, sans aucune forme de consultation préalable avec les parties prenantes au dialogue.

Ils (les leaders de l'opposition) ont estimé que le monopole de la désignation du général Cissé, au nom de la communauté internationale, ne revient pas de facto au gouvernement, mais doit se faire dans un esprit de consensus.

Cette divergence de vue a fini par créer une certaine " cacophonie" entre les acteurs politiques, qui peinent à redéfinir le cadre du dialogue permanant adapté et séquentiel, pour le démarrage effectif des travaux dudit dialogue.

Source:Xinhuanet

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