La Guinée, prochaine étape de la guerre ?

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Que diriez-vous si l’on vous disait que des terroristes Nigérians ou Vietnamiens s’étaient réfugiés quelque part dans le Cantal ou en Dordogne ? Qu’ils comptent s’y planquer pour se faire oublier et se refaire une santé ? Vous ne le croiriez certainement pas. D’abord parce que, à moins d’avoir emmené leur bouffe avec eux, il faudra bien que ces messieurs se ravitaillent dans les patelins du coin. Ensuite, ne serait-ce que pour demander un paquet de nouilles à l’épicier, ils seront bien obligés de s’exprimer dans la langue du pays, et sans accent, sinon il est fort probable que ledit épicier, déjà alerté par la rumeur, émette quelques doutes sur l’origine de ses clients. Vous vous direz certainement que c’est un canular.

C’est pourtant ce l’on veut nous faire croire, mais transposé à la Guinée. Depuis quelques jours, les guinéens sont animés d’une soudaine frénésie sécuritaire à la frontière qui les sépare du Mali. Motif : Les djihadistes, ne pouvant s’échapper par le nord car trop risqué, ont décidé d’aller se réfugier en Guinée en attendant que ça se calme. Rappelons, en passant que ces terroristes sans foi ni loi sont d’affreux islamistes wahabo-salafistes (c’est ce qu’on nous a dit). Ils sont censés être des arabes (yéménites, saoudiens…), des touareg, peut-être même des tchétchènes et des afghans. En Guinée on parle beaucoup de langues mais certainement pas celles de nos desperados. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais les guinéens ont en plus la particularité d’être tous noirs, ce qui n’est pas le cas de leurs hôtes clandestins. Pour bien assoir la fable, les douaniers et les gendarmes du village frontière Kourémalé sont sur le qui-vive après avoir reçu la visite éclair et incognito du ministre guinéen de la Sécurité, Maramany Cissé. Situé à 700 km de la capitale Conakry et à… 1000 km du front malien, ce village, étalé de part et d’autre de la frontière, semble avoir été choisi comme lieu de passage ou planque idéale par les terroristes. Comment ont-ils fait pour parcourir 1000 km avec leurs Pickups, sans avoir été repérés par tout l’arsenal de surveillance déployé sur place ? Que font les drones, pourtant si efficaces au Yémen et au Pakistan ! Les fuyards ont réussi à traverser tout le Mali, du nord au sud, sans avoir été inquiétés, mais ont fini par être repérés à la frontière avec la Guinée, où les forces de sécurité sont déjà en alerte. Les Américains aussi sont là. Ils sont venus de Conakry pour évacuer leurs ressortissants, disent-ils. Mais il n’y a pas d’américains à évacuer à Kourémalé, pas plus que dans les environs. Ni même à des kilomètres à la ronde. L’américain le plus proche se trouve à Bamako, à 125 km de là. Justement, ils sont venus pour étudier un plan d’évacuation de Bamako vers Conakry dans le cas où, éventuellement, si, on ne sait jamais, etc… Prudent l’oncle Sam. En coopération avec les autorité guinéennes, le dispositif se met peu à peu en place, dispositif qui sera certainement élargi, car des rumeurs commencent à courir sur une possible infiltration de djihadistes au Sénégal. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure on se contente d’établir un maillage serré de la région car des suspects ont été aperçus ici ou là. Que vont faire les terroristes, selon vous ? Une fois reposés de ce long voyage, ils feront ce qu’ils savent faire et qu’ils ne peuvent s’empêcher de faire : terroriser. C’est leur métier, n’est-ce pas. Ils ne pourront pas non plus résister à la tentation d’instaurer la charia, couper quelques mains, ou même essayer de retrouver le tombeau de Samory Touré pour le profaner, pour faire bonne mesure. Ce que la CEDEAO ne pourra jamais tolérer, bien sûr. L’ONU non plus. Ces deux grands pourfendeurs de la barbarie et gardiens intraitables des sépultures illustres réagiront de concert pour exiger une coalition pour bouter les renégats hors de Guinée. ces derniers n’auront d’autres choix que d’aller se réfugier au Sénégal, tout proche, ou en Mauritanie tout aussi proche. La suite, on la connait. Pas besoin de nous faire un dessin. Le scénario a été écrit par les mêmes que les épisodes précédents. Comme pour les séries en 10ème saison, on en devine chaque scène bien avant qu’elle se présente. Vous qui lisez ces lignes, relayez ce texte autant que vous pouvez. Ainsi, quand les médias prétendront vous raconter ce qui se passe en Guinée, vous pourrez leur répondre : « nous le savions déjà. Nous avons déjà vu le film ».

Avic / Réseau International

Source: Cameroonvoice

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