La menace de boycott du vote évitée

Des bureaux de vote spéciaux seront construits en Guinée pour permettre aux personnes déplacées par les récentes violences de voter pour le second tour de la présidentielle de dimanche prochain. Le chef de la commission électorale a déclaré que toutes les personnes déplacées seraient en mesure de voter, à condition que leur nom figure sur les listes électorales.

Les candidats avaient menacé de boycott si cette question n’était pas réglée.

Le vote, qui doit mettre un terme à des années de régime autoritaire, a été reporté à trois reprises.

Les luttes politiques et la violence de rue ont justifié ces reports.

Des milliers de personnes ont fui leurs maisons après les combats du mois dernier entre partisans des deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

Alhassan Sillah, correspondant de la BBC dans la capitale, Conakry, a déclaré que l'impasse sur la façon dont ceux qui avaient fui allaient voter avait fait craindre un quatrième retard.

Mais les porte-parole des deux candidats ont affirmé qu'ils étaient satisfaits des garanties données par le nouveau chef de la commission électorale.

"Je peux dire sans faire de grave erreur que tout a été fait pour la tenue d'élections crédibles le 7 novembre," a déclaré le général Toumany Sangaré.

Le général Sangare, un ressortissant du Mali, a été nommé à la tête de la commission électorale il y a quelques semaines par le chef militaire de la Guinée, après des mois de luttes intestines et des accusations de fraude.

Tensions ethniques

Les militaires ont pris le pouvoir en 2008 après la mort de Lansana Conté. Mais le règne de l'armée a conduit à toujours plus d’instabilité politique et les soldats ont finalement décidé de transférer le pouvoir à un régime civil.

Ancien premier ministre, Cellou Dalein Diallo est considéré comme le favori pour ce second tour. Il a remporté 44% des voix au premier tour en juin - et affirme que c’est la fraude qui l’a privé de la victoire.

Alpha Condé, un leader de l'opposition de longue date, a remporté 18% des voix - mais affirme qu'il a été spolié de 600.000 voix.

Selon les correspondants, les vives tensions entre les partisans des deux candidats tirent leur fondement dans la rivalité entre les deux plus grandes communautés ethniques de Guinée. M. Diallo est peul, tandis que M. Conde est malinké.

Malgré leur domination économique, les Peuls n’ont jamais eu un membre de leur communauté comme président. Les Malinkés sont fortement représentés dans la junte militaire au pouvoir.

Le premier tour est considéré comme le premier vote démocratique depuis l'indépendance du pays en 1958, suscitant l’espoir de la fin du régime militaire et autoritaire dans ce pays riche en minéraux.

La Guinée est le premier exportateur mondial de bauxite. Elle a également d'importants gisements de minerai de fer, mais demeure l'un des pays les plus pauvres d’Afrique de l’Ouest.

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