Le Club de Paris accorde à la Guinée un rééchelonnement de sa dette

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Les créanciers du Club de Paris et les autorités de la République de Guinée sont parvenus à un accord de rééchelonnement de la dette publique de Conakry, selon un communiqué publié mercredi.
Cet accord "devrait permettre de réduire le service de la dette, arriérés compris, dû par la République de Guinée aux créanciers du Club de Paris entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2014, de plus de 84%, soit de plus de 344 millions de dollars, dont plus de 151 millions annulés", indique le Club de Paris.

Les créanciers publics du pays africain ont également accepté "à titre exceptionnel" de différer et rééchelonner sur 8 ans le remboursement des échéances dues par la Guinée sur sa dette court terme et post date butoir (1er janvier 1986 pour la Guinée, ndlr), et sur 3 ans les arriérés sur ces créances, précise-t-il.

Ils ont également convenu de différer tous les intérêts dus sur les montants traités, ajoute-t-il.
Le Club de Paris ajoute que "les créanciers participants notent qu'à l'issue de la période de crise que vient de traverser la Guinée, le gouvernement a assuré une reprise rapide de l'activité et des négociations avec les créanciers du Club de Paris".

Le stock de dette due aux créanciers du Club de Paris par la République de Guinée était estimé au 1er janvier 2012 à plus de 750 millions de dollars en valeur nominale.
Cet accord fait suite à l'approbation par le Fonds monétaire international (FMI) en février d'une facilité de caisse en faveur du pays pouvant monter jusqu'à 198,9 millions de dollars, ainsi qu'un allègement de dette temporaire supplémentaire, selon le communiqué.

Dans son dernier rapport sur l'économie guinéenne, le Fonds écrivait que la dette extérieure de la Guinée était "insoutenable". L'organisation estimait alors sa composante publique à 3,2 milliards de dollars, soit 69% du produit intérieur brut à la fin de 2010.
A cette date, la Guinée avait accumulé des arriérés de remboursement estimés à 376 millions de dollars, soit 8% du PIB.

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Source: Les Echos

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