Les défis de « Conakry, capitale mondiale du livre en 2017 »

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La Guinée fonde des espoirs sur la désignation de la ville de Conakry comme « Capitale mondiale du livre en 2017 », par l’Unesco, l’Union internationale des éditeurs (Ipa), la Fédération internationale des libraires (Ibf) et la Fédération internationale des associations et institutions des bibliothécaires (Ifla).

Les défis à relever par la capitale guinéenne sont précisés dans une interview accordée au site Le Point Afrique par Sansy Kaba Diakité, directeur de la maison d’éditions l’Harmattan Guinée, qui fut aussi le point focal de la candidature guinéenne auprès de l’Unesco.

La désignation de Conakry a été favorisée par le plus grand et important évènement autour du livre qui se tienne en Guinée, à savoir les « 72 h du livre », initié par Sansy Kaba Diakité. Il s’agit d’un rendez-vous annuel entre les professionnels et les amateurs du livre du continent, qui viennent célébrer la journée Mondiale du livre et du droit d’auteur. L’évènement implique surtout les institutions d’enseignement supérieur et des établissements scolaires. En 2015, la manifestation a réuni 50 000 personnes.

« Les Guinéens ont une soif de lecture », affirme Sansy Kaba Diakité, qui dit s’appuyer sur les études et les rencontres avec les lecteurs et les auteurs. Il pense que la désignation de Conakry comme capitale mondiale du livre offre à la Guinée l’occasion de relever plusieurs défis dans ce domaine : « créer des points de lecture, des médiathèques, adopter une véritable politique du livre dans le pays, se doter d’une véritable bibliothèque nationale, attirer de grands auteurs chez nous et montrer au monde entier que la Guinée a une vraie littérature qui a existé et qui continue à exister », explique Sansy Kaba Diakité. Il rappelle que la Guinée est le pays de Camara Laye qui a écrit L’enfant noir, de Thierno Monénembo qui a reçu le Prix Renaudot en 2008 et de Djibril Tamsir Niane, auteur de Soundiata ou l’épopée mandingue.

A propos de la politique nationale du livre, le grand défi est non seulement de la définir, mais également de la coucher dans un projet de loi qui sera adopté par l’Assemblée nationale. Il est aussi attendu du parlement et du gouvernement de rendre l’école obligatoire avant 16 ans. Ce qui permettra de relever le taux d’alphabétisation qui stagne à 43%. L’alphabétisation se fera aussi à travers les langues nationales porteuses d’une riche littérature, affirme Sansy Kaba Diakité.

La Guinée se prépare à exposer son potentiel aux professionnels du livre et aux journalistes qui viendront du monde entier. L’objectif étant de capitaliser le statut privilégié dont jouira Conakry pendant toute une année (du 23 avril 2017 jusqu’au 22 avril 2018). C’est bien la 3ème ville africaine désignée capitale mondiale du livre, après Alexandrie (Egypte) en 2002 et Port Harcourt (Nigéria) en 2014.

Assongmo Necdem

Source: Agence Ecofin

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