Les dénonciations indignes du RPG et du gouvernement

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La déclaration du RPG: Le 30 Avril dernier, la Coordination Nationale du RPG Arc-en-ciel publiait un texte repris sur le site http://www.africaguinee.com/index.php?monAction=detailNews&id=18036, le 2 Mai 2013.

Au vu des inepties proférées dans ce texte (en fait quasiment chaque phrase), qu'illustre le niveau de leurs cadres, il m'a semblé utile d'en commenter quelques passages.

Ce texte commence par cette phrase ô combien significative : « l'opposition radicale durant deux ans n'a rien apporté au débat politique national pour un développement durable et la construction de la Paix ».

On reconnaît là l'incapacité du RPG à gérer un pays, considérant qu'ayant le pouvoir, ce sont les autres qui doivent travailler... pour lui. Ce serait à l'opposition de faire des propositions pour gérer le pays, sachant que le RPG en est incapable.

Il poursuit : « certes, les déclarations mensongères sur les places publiques, sur les radios privées, sur les presses écrites et en ligne, l'intoxication, les vandalismes au niveau des marchés, la recherche permanente de sang et de corps, la provocation gratuite et l'accusation infondée des forces de l'ordre et le non respect du pouvoir démocratique ont grandement affecté et arraché toutes considérations aux leaders de l'opposition radicale, à leurs revendications et marches récurrentes ».

On se demande quel est l'intérêt de recevoir des propositions de l'opposition, lorsqu'on constate la considération que le RPG a pour cette dernière. Il y a là une contradiction, que le parti-État serait bien incapable d'expliquer, ce qu'il ne fait d'ailleurs pas.

 

Dans un premier paragraphe intitulé « la haine issue de la défaite sanglante en 2010 », le RPG déclare que : « l'opposition convaincue d'avance de sa défaite aux élections présidentielles passées, n'a pas manqué de déclarer au lendemain de la victoire incontestable du candidat de l'Alliance Arc-en-ciel ce qui suit : « On nous a empêchés de gagner, nous vous empêcherons de gouverner ».

Pour qui se rappelle les conditions rocambolesques dans lesquelles Alpha Condé a usurpé le pouvoir (voir le site de la CENI), et sur lesquels nous nous sommes largement exprimés, il y a de quoi sourire de cette storytelling largement ressassée sous différentes formes, la technique du RPG consistant à répéter ad vitam aeternam sa vérité, dans l'espoir que cette dernière devienne officielle. On remarque au passage l'utilisation du terme « sanglante », attachée au mot « défaite », ce qui illustre parfaitement le langage guerrier de ceux qui se présentent comme de doux agneaux. Quant à l'expression victimaire (nous sommes assiégés), on attend toujours la preuve de la réalité de cette expression.

Le RPG poursuit ses diatribes : « depuis l'investiture du premier Président démocratiquement élu, cette opposition a mené les actions suivantes : revendications interminables injustifiées, déclarations mensongères, manipulation des enfants, instrumentalisation de la jeunesse, provocation et accusation des forces de l'ordre sans armes, sabotage des biens publics et privés, désintoxication de l'opinion nationale et internationale, marches criminelles et de récupération de morts, etc... Très clairement, pour l'opposition radicale, seule la violence règle le jeu politique. Elle a donc choisi la voie de la violence et de la déstabilisation dans la seule optique d'enlever le président démocratiquement élu ».

Ne sachant plus quoi dire, le RPG répète – c'est sa marque de fabrique -, le comportement supposé de l'opposition. Au passage, ils n'expliquent pas comment des enfants sont tués à balles réelles, en s'attaquant à de pauvres forces de sécurité sans armes. Sans doute une fois morts, ils se suicident !!! Ils n'expliquent pas davantage comment les boutiques des propres parents des manifestants, sont saccagées... les lendemains de marche. Ils relèvent néanmoins, qu'ils « désintoxiquent » (lapsus révélateur s'il en est) l'opinion publique.

 

Dans un second paragraphe intitulé « les réalisations de la Troisième République », ils essaient de présenter leurs réalisations (en italiques), qu'il convient de commenter (entre crochets).

a) - Sur le plan politique :

  • renforcement des acquis démocratiques par une politique de promotion des libertés publiques, notamment la création d'un Ministère en charge des droits de l'homme et des libertés publiques ; [on peut tuer impunément en Guinée, empêcher les gens d'aller et venir, intimider la presse d'opinion, etc... la seule présence d'un Ministre des droits de l'Homme qui brasse du vent, suffirait au RPG à qualifier son pouvoir de démocratique, sic].
  • la mise en place de la CENI et de ses démembrements de façon paritaire ; [avec 16 commissaires pour la mouvance, contre 9 à l'opposition, voilà la définition RPGiste du paritarisme !!!].
  • la liberté d'exercice de toutes les activités accordée à l'opposition et leur accès aux médias publics qui parfois en dépit des conséquences déplorables inscrites à l'actif de l'opposition radicale, notamment la destruction délibérée de biens privés et publics ainsi que des blessés par jets de pierre et même des morts etc... [chacun a pu remarquer la présence régulière des opposants à la RTG, les interdictions de réunions lorsqu'ils se rendent à l'intérieur du pays, et les morts qu'ils entraînent... dans leur propre camp].

b) - Sur le plan diplomatique :

  • le grand retour de la Guinée sur la scène internationale ; [si quelqu'un peut m'expliquer cette tautologie].
  • le paiement de tous nos arriérés de dettes notamment à la CEDEAO, à l'Union africaine, à l'ONU, etc... [lorsque l'UE abandonne 15 millions d'€ de dettes de la Guinée envers la BEI par exemple, cela signifie concrètement que la Guinée a remboursé sa dette, sic].

c) - Sur le plan développement socio-économique :

  • l'allègement de la dette extérieure (IPPTE) ; [cela reste une excellente chose pour les Guinéens, quoique inévitable, mais mis à tort au crédit d'Alpha Condé].
  • la reprise de contact avec les bailleurs de fond, la signature du 10ème FED ; [propagande éhontée, les bailleurs de fonds n'avaient pas disparu, car il faut distinguer les prêts et les dons. Quant au 10ème FED qui couvre la période 2008-2013, il ne faut pas confondre décaissement et signature].
  • des investissements massifs dans le secteur agricole en vu d'atteindre l'autosuffisance alimentaire ; [là encore parler d'investissements, alors qu'on recycle les tracteurs et le matériel agricole donnés par la Chine, voire on surfacture les intrants maliens, est un peu présomptueux. Heureusement qu'ils n'affirment pas, comme d'autres l'ont fait, l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire].
  • un vaste programme d'électrification du pays (éclairage public des 33 préfectures, démarrage effectif du projet Kaléta, sans oublier les nombreux projets de construction de micro-barrage en vue) ; [éclairage et électrification sont deux choses différentes, les Guinéens s'en sont rendus compte. Kaleta est une excellente chose – c'est même pour moi, la seule réalisation de ce régime -, alors que le reste ne sont que projets, avec tout le côté péjoratif attaché à ce terme].
  • la suppression de l'impôt de capitation ; [il sera démontré ultérieurement l'imbécillité de cette mesure, sans compter qu'Alpha Condé a violé la loi, n'étant pas habilité à créer ou supprimer l'impôt].
  • la gratuité de la césarienne ; [il faut fréquenter les hôpitaux pour le constater !!!].
  • la mise en place d'un nouveau code minier attractif pour les investisseurs étrangers mais aussi profitable à la Guinée et le toilettage du cadastre minier etc... [le ridicule ne tue pas, ce qui avait été présenté comme le Code minier le meilleur au monde, a été modifié car rejeté par tous. Une fois modifié, nul doute que le RPG nous chantera la même chanson, toute honte bue].
  • de vastes travaux de bitumage des voiries urbaines de Conakry et celles de l'intérieur ; [les nombreux trous dans la chaussée, et les nombreux abandons de chantiers, y compris d'entreprises étrangères, sont suffisamment explicites].
  • la stabilisation de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangère par une politique monétaire et fiscale rigoureuse ; [qui connaît la politique fiscale en Guinée, en dehors des taxes que paient les commerçants au port ?].
  • la maîtrise des prix de denrées alimentaire de première nécessité ; [le taux d'inflation à deux chiffres permet de rendre ridicules de telles affirmations].

 

Dans un troisième paragraphe intitulé « certitude d'échec aux élections législatives », ils essaient de décrédibiliser les responsables de l'opposition, dont certains ont pourtant été nommés ministres par Alpha condé (sic), et surtout en oubliant que leur boss est un ex-taulard.

 

Dans un quatrième paragraphe intitulé « cohabitation troublée par le choix des candidats », ils s'essaient à de la politique fiction, qui ressemble davantage à de la téléréalité dont ils doivent être des adeptes forcenés, qu'à de la science politique, dont on cherche vainement les analyses.

Comme à l'accoutumée, les RPGistes affirment effrontément des contre-vérités, telles un boycott à venir de l'UFDG. En outre, ils rappellent qu'Alpha Condé « a concédé à l'opposition la satisfaction de toutes les revendications justifiées ». Non seulement la modification de l'article 162 est la seule proposition de l'opposition prise en compte, mais en outre, on avait cru comprendre ci-dessus, que toutes les revendications de l'opposition étaient systématiquement injustifiées.

Le RPG fantasme en affirmant que « l'opposition est rendue malheureuse devant l'excellente performance des matériels Waymark » fait du sentimentalisme (sic). J'ai écrit de nombreux textes sur la CENI, y compris sur les problèmes techniques, et évidemment les RPGistes préfèrent brasser du vent, plutôt que de s'aventurer dans des secteurs, dont ils ne comprennent pas grand chose - pour proférer pareilles inepties.

En ajoutant que « le chef de file de l'opposition radicale a reconnu que jusqu'aujourd'hui les Guinéens de l'étranger n'ont jamais participé aux élections législatives », cela suffisait à mettre « automatiquement fin à cette revendication ». On leur suggère donc de déclarer que la Guinée n'a jamais eu de dirigeant aussi incapable qu'Alpha Condé, ce qui avec leur raccourci simpliste, entraînerait automatiquement la fin de son mandat.

Le RPG dont la culture du dialogue est mondialement connue (Alpha Condé est président du RPG depuis près de 40 ans, sans discussions – circulez, il n'y a rien à voir - ; refus de débat télévisé entre les deux tours des présidentielles ; rencontre des leaders de l'opposition 3 fois en 30 mois, etc...), voudraient dialoguer en pointant un pistolet sur la tempe de l'opposition (avec le compte à rebours des législatives). Et ils s'étonnent que l'opposition puisse refuser, alors que dans leur propre organisation (le RPG), on ne discute pas les ordres - quels qu'ils soient - du chef.

Lorsqu'ils affirment que les leaders de l'opposition veulent tromper l'opinion nationale et internationale sur le nombre de victimes, on reconnaît là, non seulement leur esprit tordu (combien seraient donc les victimes ?), mais pire, ils utilisent les mêmes techniques que celles employées en leur temps par le CNDD. Étaient-ils complices de ces massacres, pour prendre à leur compte de telles ignominies ?

Enfin les RPGistes terminent leur torchon, en invitant « le gouvernement à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour permettre aux élèves de rejoindre leurs écoles », ceux-là même qui ferment ces mêmes écoles, lorsqu'il s'agit d'imposer aux écoliers d'aller manifester, en vue de soutenir le gouvernement, afin de faire bonne figure face aux manifestations imposantes de l'opposition.

Tout ce qu'il faut retenir des méthodes viles et subversives du RPG pour tenter de décrédibiliser l'adversaire, et notamment la technique du miroir consistant à accuser les autres de ce qu'ils font eux-mêmes[1], est de leur appliquer l'effet boomerang. Lorsque les choses vont changer, il faudra leur retourner mot pour mot, ce qu'ils osent affirmer aujourd'hui, sans honte et sans scrupules.

 

Les mensonges habituels du Porte-parole

De la même façon, lorsque Damantang Albert Camara, Porte-parole du gouvernement, revient sur le bilan des violences liées aux manifestations de l'opposition à Conakry, il indique qu' « il y a eu quatre morts [dont deux par balles] et une trentaine de blessés. Un policier est dans un état grave. Nous avons répertorié plusieurs dégâts matériels, des véhicules incendiés et des domiciles privés attaqués ». Il se garde bien de préciser l'origine des morts tués par balles, indiquant comme à l'habitude que le gouvernement « n'a pas pu déterminer d’où cela venait ». Ce sont pourtant les mêmes, qui sont capables d'identifier avant la commission des faits, ceux qui la nuit, auraient attenté à la vie du PRG (sic), mais sont incapables de retrouver les coupables en plein jour.

La ritournelle est classique « tout semble indiquer que ce sont deux individus incontrôlés », chacun – sauf le gouvernement – sachant bien, qu'il s'agit de mercenaires déguisés en donzos. D'ailleurs bizarrement les meurtres surviennent souvent le lendemain des manifestations pour dédouaner les forces de sécurité. Il ajoute que deux individus auraient tiré à l'aveugle, mais « ce sont des actes isolés, qui clairement ne sont commandités ni par la gendarmerie, ni par la police, ni par l’armée ». Étant donné que les individus n'ont pas été arrêtés, on a du mal à comprendre comment il peut dédouaner par avance les forces de sécurité. En raisonnant par l'absurde, il finira peut-être par dire que c'est l'opposition qui a tiré sur ses propres manifestants, pour dénier les crimes gouvernementaux.

Le gouvernement a « demandé officiellement l’assistance de la France pour qu’une expertise balistique soit mise à notre disposition, puisque nous n’avons pas aujourd’hui les moyens de procéder à ce type de recherche ». Là encore, lors du pseudo-attentat, personne n'a signalé l'incapacité de la Guinée à faire des expertises balistiques, et la volonté gouvernementale d'une assistance internationale. Tout le monde était (est toujours) bardé de certitudes.

Le Porte-parole aurait mieux fait de se taire lorsqu'il dit : « tout serait beaucoup plus facile si chacun se respectait et si dans les discours, il y avait moins de violences. Je signale que malgré tous les incidents qui se sont déroulés en Guinée, jamais une seule fois l’opposition n’a condamné les actes de violence de ses militants ». Est-il utile de rappeler les insultes et agressions verbales du PRG contre certaines catégories de citoyens et une « certaine communauté » qui, si elle n'est pas citée nommément (mais elle l'a été lors du pseudo-attentat) ne trompe personne quant à son identité. De la même façon, si l'on excepte les dernières manifestations faites en la présence du représentant de l'ONU, Saïd Djinnit, où le PRG s'est confondu publiquement et hypocritement en condoléances (il ne l'avait jamais fait pour les 25 tués précédents), il est difficile de demander aux autres de faire, ce que le PRG qui devrait montrer l'exemple, ne fait pas lui-même.

Damantang Camara, est un menteur patenté – est-ce la fonction qui l'y prédestine ? - lorsqu'il ose affirmer « que lorsque l’on a face à nous, d’un côté, des experts, une Ceni indépendante qui affirme être prête, - dans laquelle d’ailleurs l’opposition est représentée -, des partenaires techniques et financiers de la Guinée, qui nous disent aussi que la Ceni est prête et qu’elle a atteint un niveau de sécurisation du processus électoral sans précédent et, de l’autre côté, des simples « doutes », il est difficile pour le président de la république et son équipe de suspendre le processus électoral ».

Il faut rappeler que les experts sont représentés par une seule personne (Alex Gysel), recrutée par le gouvernement, et « intimement » liée à la CENI, puisque l'un des gros clients de l'employeur d'Alex Gysel, n'est autre que l'IFES, dont la représentante en Guinée est « l'amie » de Bakary Fofana, le président de la CENI. Une CENI, dont j'ai démontré dans plusieurs textes qu'elle n'était pas indépendante. Dire que l'opposition y est représentée est une clause de style, puisque cette dernière se plaint que les décisions ne soient pas prises en assemblée plénière, mais en comité restreint. Personne du côté de la communauté internationale, n'a dit que la CENI était prête (l'ambassadeur des USA, qui ne représente que lui-même, est en contradiction avec le département d'État, qui dénonce les violations gouvernementales en Guinée), n'a aucune expertise technique et s'est contenté d'inciter l'opposition à aller aux élections.

L'opposition n'a pas des doutes, mais des certitudes, leurs manifestations n'étant pas virtuelles, sur les simples déclarations de ce soi-disant expert, dont il faudrait prendre ses déclarations pour parole d'évangile, personne n'ayant vérifié son travail. Il faudrait que deux organisations internationales (PNUD et OIF) s'inclinent devant la parole d'un inconnu, dont l'intégrité est par ailleurs douteuse.

Enfin à quoi sert de faire venir la communauté internationale, si tout est dit. Quel est l'objet de sa mission ?

Le Porte-parole fait mine de ne pas comprendre ce que veut l'opposition. Pourtant les choses sont claires : « il n’est donc pas question de revenir sur ce décret, de suspendre le processus électoral, sans avoir de visibilité sur ce que veut vraiment l’opposition et sur le bien-fondé de ses revendications. D’autant plus que l’opposition a indiqué que ses positions sur Waymark et le droit de vote des Guinéens de l’extérieur étaient non négociables. Nous nous posons donc la question de savoir pourquoi l’opposition appelle au dialogue, si ce dernier est déjà impossible sur ces deux points ».

En premier lieu pour savoir si les revendications de l'opposition sont pertinentes, encore faut-il qu'elle puisse le montrer techniquement et non se contenter de recevoir la bonne parole d'un inconnu qui ne représente que lui-même. Par ailleurs, l'opposition se pose également la question de savoir pourquoi le pouvoir appelle au dialogue, si ce dernier est déjà impossible sur la date des élections et la suspension du processus électoral.

Le Porte-parole s'imagine sans doute que dialoguer, c'est être aux ordres du gouvernement. Ce qui n'étonne guère de la part d'individus dont la capacité au dialogue est quasiment inexistante (PDG-RPG même combat).

 

 

Gandhi, citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).



[1] 1Par exemple les manifestants se suicident, dévalisent les boutiques de leurs pères, provoquent et tuent les policiers. De même l'opposition a peur des législatives qu'elle va perdre, refuse la main tendue, n'accepte pas les décrets du PRG, etc...).

Haroun Gandhi Barry

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