Les jeunes-UFDG de Ratoma commémorent le 28 septembre "noir"

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Allocution du secrétaire fédéral des jeunes UFDG de Ratoma

Chers frères et sœurs, Chers amis, chers invités.

C’est avec les yeux aveuglés de larmes que je prends la parole ce jour 28 septembre 2010 pour commémorer l’an 1 des événements douloureux du 28 septembre 2009 sans oublier ceux de juin 2006 et de janvier-février 2007.

Acceptez avant tout que je vous adresse mes sincères condoléances ; qu’il plaise au seigneur tout puissant d’accepter nos morts dans son paradis et d’accorder à chacun de nous la santé, préalable à l’exécution de tous nos projets humains.

Ce matin du 28 septembre 2009 nous étions des milliers de jeunes sans aucunes considérations d’appartenance, debout comme un seul homme pour la démocratie, loin de se douter que nos propres frères oseraient tirer sur nous.

Des hommes, fils de ce pays tombèrent sous les balles de leurs propres frères et des femmes furent blessées dans leurs chairs.

Que des drames qui se suivirent de 2006 à 2009, quelle famille n’a pas pleuré un de ses fils tomber pour la liberté.

Le prix de cette liberté est devenu cher trop cher même, faut-il ajouter encore à la surenchère.

Je crois pour ma part non, il n’y a pas plus précieux que la vie, mais que vaut la vie sans liberté.

Mes très chers frères et sœurs nos morts, pardon, nos martyrs nous les oublieront jamais, nous chanterons leurs louanges des siècles et des siècles durant InchAllah et nous leurs faisons la promesse ferme que leur sacrifice ne sera pas vain.

Aujourd’hui certains cherchent par tous les moyens à gommer leur mémoire,

ils ont profité de leurs morts et souillé leur mémoire qu’ils soient maudis à jamais.

Votre combat n’a pas été le combat d’une ethnie pour une ethnie mais le combat d’une Guinée pour une Guinée meilleure.

Quelle honte que depuis 1958 nous soyons incapable de nous sortir des griffes de l’ethnocentrisme, du tribalisme et du sous développement.

Nous avons fait de la Guinée la risée, la honte du monde entier.

Aujourd’hui encore malgré le sacrifice et le combat des jeunes, nous sommes entrain de rater une fois encore le tournant de l’histoire en instrumentalisant l’ethnie, mais laissez-moi vous dire bourreaux de la Guinée que le vent du changement à souffler vous pourrez retarder le processus mais vous ne pourrez l’empêcher.

Le gout de la liberté et le désir de démocratie vibrent dans nos cœurs.

Nous n’avons pas peur de nous battre voire mourir pour la démocratie comme nous l’avons en juin 2006, janvier- février 2007 et le 28 septembre 2009.

Nous profitons cette occasion pour lancer un appel solennel aux femmes de Guinée de ne pas baissez les bras, et de leur rappeler qu’elles sont le fil et l’aiguille de la paix, seules capables de raccommoder le tissu social qui est déchiré par endroit.

Vous êtes très chères mères et sœurs les seules capables d’empêcher un autre 28 septembre en obligeant vos hommes à passer sous l’arbre à palabre.

Nous demanderons alors aux hommes de Guinée de vous passez leurs pantalons car ils les portent pour rien.

Qu’ALLAH le tout puissant acceptent nos morts dans sont paradis.

Qu’ALLAH le tout puissant amène chaque guinéen à la retenue

Qu’ALLAH le tout puissant guide le pas des jeunes et leur donne la force de se battre pour une Guinée meilleure

Qu’ALLAH le tout puissant fasse rayonner les fils et filles de Guinée dans la paix, l’unité nationale et l’amour de la patrie.

Je vous remercie

 

Transmis par Ibrahima Diallo -"Ollaid"

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