Médecins sans frontières en première ligne dans la lutte mondiale contre Ebola (Synthèse)

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Selon le dernier bilan établi par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la fièvre hémorragique Ebola a fait 4922 morts sur 10.141 cas dans le monde, principalement dans trois pays africains : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

Dans la lutte mondiale contre Ebola, l'organisation médicale internationale Médecins sans frontières (MSF) joue un rôle essentiel. Jusqu'ici, MSF a mis en place six centres de traitement et déployé près de 3000 volontaires, dont près de 300 agents humanitaires internationaux.

En Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, MSF a créé six centres spécifiques de traitement de la maladie à virus Ebola, qui ont accueilli plus de 4500 patients. Parmi ceux-ci, plus de 2700 cas d'Ebola ont été confirmés et plus de 980 personnes ont été guéries. Dans les pays les plus touchés par Ebola, environ 3000 personnes, dont environ 300 agents humanitaires internationaux, travaillent actuellement pour MSF. En outre, MSF a livré 673 tonnes de matériel dans les zones touchées.

"Pour l'instant, il est difficile de prévoir l'avenir de la lutte contre l'épidémie d'Ebola. Le nombre de cas était en baisse depuis un certain temps, puis il a remonté à nouveau en l'espace de quelques jours. Alors que la communauté internationale commence à accroître son aide dans les zones touchées, la situation s'y détériore", a indiqué Wei Baozhu, attachée de presse de MSF en Chine, lors d'une interview accordée à Xinhua.

"L'augmentation du nombre de centres de traitement ne suffit pas, nous avons besoin d'un personnel de soins et de gestion bien formé pour que les installations soient bien utilisées afin de soigner efficacement les patients", a-t-elle souligné.

MSF rencontre les difficultés suivantes dans sa lutte contre Ebola en Afrique de l'Ouest :

GUINEE

L'épidémie d'Ebola n'est pas contrôlée. Le nombre de nouveaux cas d'infection a diminué légèrement en août, mais est remonté en octobre, où le nombre de patients hospitalisés a presque doublé par rapport à celui enregistré en septembre. Les centres de traitement sont surchargés.

LIBERIA

L'OMS considère que le nombre de cas est sous-estimé. On craint que certaines personnes ne puissent consulter des médecins et que des corps infectés ne soient enterrés de façon incorrecte par leurs familles.

Le centre de traitement de MSF à Monrovia dispose de 250 lits, du jamais vu dans l'histoire de la lutte contre Ebola, mais cela ne suffit pas encore à répondre aux besoins de traitement. Un plus grand nombre de lits et d'agents qualifiés est nécessaire.

Les ambulances manquent, et les patients ont des difficultés à se faire transférer aux centres de traitement. De leur côté, les chauffeurs de taxi sont également réticents à transporter les patients vers ces centres.

MSF renforce donc l'aide médicale dans les quartiers résidentiels en encourageant la population à se rendre à l'hôpital dès que possible après les premiers symptômes d'Ebola et distribue dans les quartiers des "kits de protection pour les familles" comprenant du chlore, du savon, des gants, une tenue de protection, un masque. Si quelqu'un tombe malade, les membres de sa famille peuvent utiliser ces kits pour se protéger sans attendre l'arrivée de l'ambulance afin de réduire le risque de contamination. Mais ces kits ne peuvent soigner les patients infectés par Ebola et les traitements doivent être administrés dans un centre médical.

MSF a déjà distribué plus de 20.000 kits de protection et projette d'en distribuer 70.000 supplémentaires dans les semaines à venir.

SIERRA LEONE

Toutes les régions du pays sont menacées par l'épidémie d'Ebola et les centres de traitement restent insuffisants.

Dans les régions les plus touchées, en raison du manque d'ambulances, un même véhicule peut parfois transporter plusieurs patients en même temps, et certains meurent avant même d'atteindre les centres de traitement.

L'aide internationale est insuffisante et manque de coordination. Bien que certains pays et organisations aient envoyé des équipes en Sierra Leone pour créer de nouveaux centres de traitement, du temps est nécessaire pour les faire fonctionner et il est indispensable de former du personnel expérimenté pour les gérer.

Les Sierra-Léonais n'osent pas se rendre à l'hôpital pour être soignés, car ils redoutent d'être contaminés par le virus Ebola. En outre, de plus en plus de médecins et infirmières quittent également leurs postes par crainte d'être contaminés.

Le système médical du pays s'est effondré. A cause de l'épidémie d'Ebola, la mortalité du paludisme augmente rapidement et les femmes enceintes ne peuvent trouver d'hôpital où accoucher, ce qui entraîne une nouvelle crise sanitaire.

Source:Xinhua

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