Premiers essais humains porteurs d'espoir d'un vaccin contre le virus Ebola

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Des chercheurs suisses ont annoncé hier que les premières personnes vaccinées avec une injection expérimentale contre le virus Ebola n'ont pas eu d'effets secondaires graves jusqu'à présent, même si quelques-unes ont développé une légère fièvre.

L'injection, une des plusieurs qui ont connu un traitement accéléré par le biais d'essais cliniques dans l'espoir qu'elles puissent être approuvées pour une utilisation contre l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, est en phase de tests initiaux de sécurité humaine dans les Hôpitaux Universitaires de Genève.

« Après son injection, chaque volontaire a été gardé en observation pendant une heure et demie à l'unité d'essais cliniques », ont précisé dans un communiqué les scientifiques de l'hôpital suisse.

« À ce jour, aucun effet secondaire majeur n'a été observé après les injections, qui a déclenché les réactions inflammatoires attendues. Elles ont été de faibles à modérées, avec des cas limités de fièvre légère », ont-ils ajouté.

Depuis le 10 novembre, 34 volontaires ont été vaccinés avec le vaccin, développé par Merck et NewLink et connu sous le nom de vaccin VSV-ZEBOV Ebola, à la demande de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Des tests ont également commencé aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et au Gabon, et des essais similaires devraient bientôt commencer au Kenya.

Les premières données des tests sur les humains font suite aux nouvelles positives de la semaine dernière au sujet d'un vaccin expérimental contre Ebola proposé par GlaxoSmithKline, qui n'a pas causé d'effets secondaires graves et déclenché une réponse immunitaire chez 20 volontaires lors des premiers essais.

Une version du vaccin de GSK ciblant la souche Zaïre du virus Ebola, qui est à l'origine de la flambée actuelle, fait l'objet d'essais de sécurité en Grande-Bretagne, au Mali et en Suisse.

Un essai d'un vaccin contre le virus Ebola de Johnson & Johnson devrait également commencer en janvier.

L'épidémie d'Ebola actuelle est la plus grande enregistrée et a infecté jusqu'à présent près de 16 000 personnes, tuant près de 6 000 d'entre elles, selon les chiffres de l'OMS. La majorité des cas et des décès ont été enregistrés en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria.

Certains experts estiment qu'il est peu probable que l'épidémie Ebola puisse être maîtrisée sans un vaccin, qui en cas de succès pourrait protéger les personnes en bonne santé contre une infection.

De son côté, Merck a annoncé qu'il allait racheter les droits sur le vaccin de NewLink pour 50 millions de dollars US.

Source:Xinhua

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