
Paris n'intervient pas dans la présidentielle guinéenne. Ce qui n'empêche pas les dirigeants français d'avoir, parmi les candidats, un favori. Et un avis... très partagé.
Même si la France officielle ne s’immisce pas dans la présidentielle guinéenne– le voudrait-elle que son influence sur le choix des électeurs serait en toute hypothèse très limitée –, elle n’en a pas moins ses préférences contradictoires. Les initiés savent ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a de la tendresse pour Alpha Condé, son ami de cinquante ans, et que la « cellule africaine » de la présidence a été séduite par Sidya Touré, qui ne sera pas au second tour.