Après avoir pris connaissance de la décision comptable publiée dans le rapport de l’exercice 2015 que le groupe minier lui a communiqué, le gouvernement guinéen a confirmé qu’aucun changement ne serait apporté au calendrier du projet, retenu par les partenaires. Pour reprendre les termes du communiqué, « La décision strictement comptable d’un des partenaires est sans impact sur la valeur du projet et sa réussite certaine ».
De ce fait, comme prévu, l’examen des premières versions des études de Faisabilité Bancable (EFB), sera suivi de leur finalisation. Au mois de mai, les partenaires procéderont à la soumission des EFB finales et des Activités Facilitatrices de l'État, ainsi qu’à la formation d’un Consortium indépendant pour le financement et la construction des infrastructures portuaires et ferroviaires du projet.
La poursuite des investissements se justifie par l’envergure du projet de Simandou. Ce gisement de fer à haute teneur (65,5% Fe), dispose d’une capacité de production annuelle s’élevant à 100 millions de tonnes en pleine production pendant plus de 40 ans. En outre, sa concrétisation est une opportunité de développement pour la Guinée puisqu’il prévoit en dehors de l’extraction, l’acheminement des minerais grâce à un nouveau chemin de fer trans-guinéen de 650 km à multiple usages. Il acheminera le minerai jusqu’au nouveau port en eau profonde, aménagé également pour de multiples usages.
Le Gouvernement guinéen s’est dit « pleinement confiant dans la réussite du projet » tandis qu’Alan Davies, président du projet chez Rio Tinto a affirmé que les résultats financiers n’auront « aucun impact sur le calendrier du projet ».
Les partenaires de Simandou Sud sont la République de Guinée (7,5%), Rio Tinto (47%), Aluminum Corporation of China (“Chinalco”) (41%) et la Société financière internationale, membre du groupe de la Banque mondiale (4,6%).
Stéphanie C. TOHON