Vers la fermeture de la parenthèse Dadis?

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Alors que les déclarations contradictoires continuent de tomber sur l’état de santé de Moussa Dadis Camara, c’est tout l’avenir de la Guinée qui inquiète. En effet, plus que le sort immédiat du chef de la junte au pouvoir, admis, le vendredi 4 décembre dernier, à l’hôpital militaire de Rabat, après avoir vu la mort de très près, sous les balles de son aide de camp, ce sont les perspectives plus ou moins sombres qui se dessinent pour la Guinée qui inquiètent.

L’assassin manqué de Dadis est officiellement «Wanted», pendant que certains militaires proches de lui ont été arrêtés à la frontière guinéo-sierra-léonaise, tandis que des coups de feux nourris auraient été entendus du côté de Koundara, le camp de la garde présidentielle, théâtre de la tentative de meurtre du capitaine. A la clé de cette situation qui, si elle est mal gérée, pourrait déboucher sur une guerre civile, il faut ajouter la quasi-haine qui s’est établie entre le général Sékouba Konaté et le lieutenant Aboubakar Sidiki Diakité dit «Toumba», le premier ayant réclamé, en son temps, l’arrestation du second, accusé d’avoir orchestré les massacres et viols du 28 septembre 2009.

Surnommé «Le Tigre» pour sa férocité, celui qui assure l’intérim de Dadis, et qui est en réalité, depuis lors, l’homme fort de la junte, laissera-t-il passer cette belle opportunité de régler son compte à Toumba? A moins que, contre toute attente, l’aide de camp Judas ait été le pion d’un scénario savamment monté pour éloigner Dadis du pouvoir, ambitions qui sont du reste à l’origine de la brouille entre le général Konaté et lui. Ainsi, Toumba aurait juste fait le sale boulot qu’aura rechigné à accomplir «Le Tigre», qui se trouvait comme par hasard, au moment des faits, absent du territoire, parti en «voyage d’affaires» au Liban. Ce ne serait donc pas un hasard si Sékouba Konaté se presse très lentement pour se lancer à l’assaut de Toumba, sauf si c’est la prudence qui le lui recommande, le fugitif -qui se dit pourtant en lieu sûr, sous la protection d’une représentation diplomatique - étant à la tête d’hommes lourdement armés.

En tout cas, en plus de faire plus ou moins l’unanimité au sein des troupes, «Le Tigre», considéré comme étant plus calme et pondéré, semble avoir la sympathie de certains opposants de poids. Plus que jamais, la Guinée et son armée «incontrôlable» est à la croisée des chemins, et ses populations vivent dans la psychose totale. Alors, question: la parenthèse Dadis est-elle en train de se refermer, après s’être ouverte un certain 23 décembre 2008?

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