Vers un deuxième tour le 31 octobre ?

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le général malien Siaka Sangaré, a proposé que le second tour de l'élection présidentielle en Guinée soit organisé le 31 octobre prochain. Il en a fait l'annonce, après des heures de consultation, solennellement au Palais du peuple ce mardi 26 octobre 2010, et les premières réactions commencent à poindre.

La déclaration solennelle du général Siaka Sangaré:
«Je puis vous donner l’assurance que mes collègues et moi-même, de la Céni, avons travaillé et continuons de travailler d’arache-pied pour surmonter ces obstacles. Aussi la Céni a-t-elle été en mesure, à la suite de cette concertation approfondie, de proposer aux autorités de la transition la date du 31 octobre 2010 pour la tenue du deuxième tour de l’élection présidentielle.»
On attend désormais le décret par lequel le général Sékouba Konaté, président de la transition, va fixer officiellement la date de ce second tour. Le 31 octobre n’est qu’une proposition de la Céni et au général Konaté qu'appartient la décision finale.
Selon le général Sangaré qui dirige la commission électorale, cette nouvelle échéance qui est très proche, présente plusieurs avantages : elle facilite la disponibilité du matériel électoral le jour du scrutin, elle facilite aussi la disponibilité des 50 000 agents électoraux qui sont formés depuis une semaine, et enfin elle réduit le coût du processus électoral.

Les réactions des candidats en lice à la proposition d'un 2ème tour le 31 octobre

Alpha Condé, candidat de l’alliance Arc-en-ciel, a déclaré lors de la cérémonie au Palais du peuple qui a eu lieu ce mardi après-midi qu’il n’avait aucune objection. Il a simplement demandé qu’il y ait centralisation manuelle des votes, les ordinateurs ayant été volés à la Céni. Le porte-parole de l'alliance, François Fall, explicite la position du mouvement :

François Fall, porte-parole de l'alliance Arc-en-ciel:
 
« Il n’appartient pas aux partis politiques ni aux deux candidats de fixer la date. Il appartient à la Céni de fixer la date et au président de la transition de prendre un décret pour appeler les électeurs aux urnes… Nous la date du 31 octobre nous convient parfaitement…»
Celou Dallein Diallo a fait lui comprendre que le 31 octobre lui semblait une date trop rapprochée mais sans mettre son veto. « Je pense qu’il reste un certain nombre de préalables » a-t-il dit en évoquant la circulation dans le pays de documents qui ressemblent à des listes électorales et surtout la nécessité de rétablir le calme après les violences qui ont eu lieu dans l’Est de la Guinée la fin de semaine dernière.

Mardi soir, Sydia Touré, l’un des responsables de l’alliance « Celou Dallein Diallo Président » a déclaré à RFI « Nous n’acceptons pas cette date du 31, nous demandons à la Céni et au président de la transition qu’une semaine supplémentaire soit accordée pour régler les problèmes en suspens».

Sydia Touré, coordinateur de l'alliance «Celou Dallein Diallo président»:
 
« Nous souhaitons que cette date soit modifiée et que l’on parte sur la date du 7 (novembre) pour permettre de résoudre les questions essentielles qui ont été posées au président de la Céni, lors de notre entretien il y a trois jours…»

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