Pour lui, l'installation de barrages filtrants et la surveillance des axes routiers ne parviennent pas à rompre la propagation de l'épidémie à l'intérieur du pays, où plusieurs préfectures ont déjà enregistré leurs premiers cas d'infection.
Citant les statistiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), Alpha Condé a observé que du 15 juillet au 15 août, l'indice de positivité était passé de 7,9% à 6,7%, un baisse encore trop faible qui démontre que le virus "continue à se propager dans notre pays". A ce jour, sur 74.235 personnes testées, on compte 8.260 cas confirmés contre 7.177 guérisons.
Pendant ce temps, le taux de décès hospitalier est estimé à 0,6% pour un total de 50 décès à l'hôpital.
"Notre pays entame son sixième mois de lutte contre cette épidémie. L'efficacité de notre stratégie réside dans notre capacité à nous astreindre, dans la durée, au respect rigoureux des mesures édictées", a rappelé Alpha Condé pour qui la dynamique doit être maintenue. A défaut, "les efforts seraient tout simplement contre-productifs et les sacrifices déjà consentis, inutiles".
"Vous ne devez donc pas baisser la garde au risque de connaître le recul enregistré par certains pays dont les gouvernements se sont trouvés dans l'obligation de prendre à nouveau des mesures drastiques allant jusqu'au confinement des populations", a-t-il averti.
Par ailleurs, M. Condé a annoncé une reprise des vols commerciaux internationaux, conditionnée au respect strict des mesures sanitaires en vigueur, sous réserve de réciprocité, tandis que le couvre-feu est repoussé de 0h à 4h du matin à Conakry.