Des équipements pour l'hôpital de N'Zérékoré

Coupure presse eagle 04

La fondation Félix Daubige a pu obtenir des équipements médicaux pour l'hôpital de N'Zérékoré, de lits à une machine pour l'anesthésie (la valeur neuve est de $100 000), en passant par des chaises roulantes, etc. Permettez-moi de vous présenter Félix Daubige qui est mon cousin, de vous parler de sa fondation immatriculée en Guinée et des démarches qui lui ont permis d'obtenir ces importants équipements.

Notre lien de parenté remonte à nos grands-mères dont l'histoire se résume ainsi, des sœurs dont une épousa un konian, elle est la mère de Tonton Mamadi Sagno qui fut ministre de la Défense, une épousa un gerzé, ma grand-mère paternelle, une épousa un Kono, une épousa un mano, c'est la grand-mère maternelle de Félix, etc.

C'est vous dire que je connais l'homme depuis notre enfance et de surcroit, nous vivons dans la même ville depuis plus de 10 ans, c’est lui qui m’a fait venir à Minnesota.

Ce sont ces actions en faveur des autres depuis son enfance, ses actions pour la Guinée et à cause des ses solides relations à Minnesota, que nous l'avons encouragé à créer une fondation pour mieux aider.

Pour bien comprendre l'élan de solidarité de Félix Daubige, permettez-moi de relater brièvement son ascendance.

Pendant la seconde guerre mondiale, un français du nom de Fernand Daubige Dupontou, se lia d'amitié avec un tirailleur sénégalais, comme vous le savez, ce nom était donné au africain de l'Ouest venus aider la France ; à la fin de la guerre, Fernand Daubige décide de s'installer en Afrique avec cet ami, il débarque alors à Kankan, il cultive le tabac mais le climat n'est pas favorable, enfin de compte, il se retrouve à N'Zérékoré et y fait une plantation de café.

Ce sera la plus grande plantation de la région, il sera le représentant de la compagnie UAT, une compagnie aérienne française surnommée le héron, qui faisait la liaison entre N’Zérékoré et les grandes villes française.

Grande réussite financière et beaucoup de mécénat, son domaine fut baptisé Daubigeta (le village de Daubige en gerzé), le nom est toujours là; Fernand Daubige fit venir son père auprès de lui, c'est ce dernier Jean Joseph Daugibe qui épousa une femme konia qui a une ascendance bambara, leur unique enfant est Tonton Jean Daubige Dupontou Junior.

Les Daubige ont énormément contribué à la construction de la cathédrale de N’Zérékoré et de l’église de Samoé. Leur amour de la région fut tel que le patriarche Daubide demanda à être enterré dans la région, voilà pourquoi sa tombe se trouve dans le village de Samoé.

Tonton Jean Joseph Dupontou épousa Tantie Joséphine Damey, la fille de Tokpo Damey, le chef de canton de Karana, un village manon.

Après l’indépendance, Fernand Daubige fut obligé de quitter la Guinée.

La grande sœur de Félix, Béatrice Daubige est la propriétaire du bar Golo à N’Zérékoré, une femme connue en Guinée pour ses multiples services.

Sa jeune sœur Monique Daubige Reveau n’est pas en reste, son mari Stephan, un Français, travailla bénévolement pour la mission catholique de N’Zérékoré.

Félix a toujours vu ses grands parents et ses parents aider les autres; parfois même aider des personnes qu'ils ne connaissaient pas.

Beaucoup de cadres guinéens sont passés dans la classe de Tonton Jean Dupontou à Conakry, qui était enseignant.

Pour ce qui concerne Félix, sa disponibilité et son envie d'aider les autres sont presque innées, nous savons dans la famille l'histoire du riz, une anecdote très significative sur sa personnalité.

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Le petit Félix remarqua dans son quartier une famille affamée, il se précipita à la maison pour remplir un sachet plastique avec du riz pour l'offrir à cette famille, seulement voilà, il ignorait que le sac était troué donc une fine ligne de riz au sol, alla de la maison à la destination ; la bénéficiaire affirma que sa famille avait faim et qu’un petit garçon leur apporta du riz mais elle ne connaissait pas son nom, la description était suffisante pour reconnaitre l'auteur.

« Aider les autre c'est bien mais voler ne l'est pas » lui sermonnèrent ses parents ; alors le petit Félix trouvera sa formule à lui, un de ses copains n'a pas de chaussures ou d'habits ? Il lui offre ses chaussures ou sa chemise.

Une habitude qui ne le quittera pas, aux USA où il fait des affaires de voitures ou d'équipements mécaniques, Félix a toujours des objets collectés qui vont dans ses containers pour aider les autres.

C'est nous qui l'avons encouragé à créer sa fondation pour mieux gérer ses dons et donner une autre dimension à ses actions et les faits nous donnent raisons.

Les priorités de sa fondation sont la santé et l'enseignement, l'on n'est pas fils d'enseignant pour rien.

Sa première rencontre avec des associations et des décideurs fut consacrée à la cause de l'hôpital de N'Zérékoré ; ils ont demandé des images de ce centre hospitaliers pour présenter à une réunion des décideurs qui devait se tenir dans une semaine.

Félix n'avait pas d'images disponibles, comment faire ? Nous avons alors contacté un ami et frère, Monsieur Abdoulaye Baldé qui travaillait à l'époque au HCR à N'Zérékoré. C'est lui qui, le lendemain, fit toutes les photos pour nous les envoyer, une vidéo fut faite et donnée aux décideurs à temps.

Les images sont touchantes, voilà ce qui poussa les hôpitaux de la région à offrir des équipements à l'hôpital de N'Zérékoré.

Patty, la responsable d'une association et des volontaires se mobilisent en ce moment pour bien mener ce projet; un grand journal de la région vient de publier un article sur l'opération.

Félix a été invité dans des émissions TV, des compagnies, des particuliers et surtout ses relations se mobilisent en ce moment pour aider sa fondation car, comme ils le disent, ils peuvent plus facilement aider une organisation qu'un particulier.

Quand Félix annonça les opérations en cours à sa maman, celle-ci lui déclara : « je ne suis pas surpris mon fils, tes grands parents aidèrent beaucoup, tes parents aussi, tout petit tu offrais tes biens à ceux qui n'en avaient pas. Je suis fière de toi et tu as toute ma bénédiction et ton père au ciel veille sur toi. »

Félix me disait : « dans notre famille il y a plusieurs ethnies, je vais aider l'hôpital de N'Zérékoré parce que la charité bien ordonnée commence par soi mais après je vais étendre les aides à toutes les régions, ce sera ma façon de combattre l'ethnocentrisme ».

Pour ma part c'est avec un grand plaisir que j'aide à transporter les équipements et à assurer la communication de la fondation Félix Daubige.

Au nom de la fondation, nous tenons à remercier Monsieur Abdoulaye Baldé, les associations, Patty et tous ceux qui ont aidé dans ce projet.

Notre famille est fière de toi cher cousin.



Paul THEA

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