DIALOGUE POLITIQUE : L’opposition tient à la médiation étrangère

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La crise politique nationale ne saurait trouver, dans les jours qui suivent, une solution consensuelle à la guinéenne. Sauf cas de surprise majeure. Du moins en tenant compte des récentes déclarations des membres du Collectif pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le Progrès (ADP) qui mettent en doute l'impartialité du comité de facilitation dirigée par le respectable Archevêque de l’Eglise Anglicane, Mgr David Gomez, qui aura usé pourtant de tous les moyens humains pour faire converger les positions antagonistes.

Et conséquemment, ces deux alliances font un appel en détresse pour une médiation internationale, comme ce fut le cas lors du second tour des dernières élections présidentielles. Alors même que la solution de sortie de la crise, qui n’en est pas une, demeure jusqu’à preuve du contraire à la portée des institutions nationales guinéennes…

Une crise de confiance qui risque de compromettre pour longtemps la situation politique nationale. Si cela ne tenait, bien entendu qu’à l’opposition qui n’a plus confiance en aucun autre Guinéen pour la gestion des prochaines échéances électorales.


Les partis politiques de l’opposition radicale souhaiteraient, en effet, pour la relance du dialogue politique, la mise à la tête de la Commission nationale Electorale (CENI) d’un étranger. Ce qui signifierait naturellement la mise en place d’une nouvelle CENI, la reprise éventuelle du fichier électoral et tout le processus électoral. Vu que les nouveaux membres auront besoin de l’expertise qu’ils n’ont pas.


En témoigne la déclaration de Faya Millimono de la Nouvelle Génération pour la Renouveau (NGR) qui a juré « de pousser les revendications du Collectif des partis politiques jusqu’à la satisfaction définitive de tous points contenus dans leurs documents adressés au département de l’administration du territoire ». Et, d’ajouter « quitte a faire intervenir la communauté internationale pour la gestion du scrutin ».


Pour sa part, le leader l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a confié à la presse le mercredi 04 janvier, qu’il émet le doute sur l'impartialité du comité de médiation mise en place pour rapprocher les divergences. Un homme religieux que tous les Guinéens prennent pourtant avec tout le sérieux dû à son rang. « C’est la raison pour laquelle nous avons toujours eu à faire à l’étranger pour régler nos problèmes » a révélé Cellou Dalein lors d’une rencontre qu’il a eu avec le bureau des femmes de son parti.


Ce qui naturellement lève un coin de voile sur la position de l’opposition radicale qui foule au sol souveraineté nationale. Et qui contribue à renforcer les positions de divergence. Cette position rigide de l’opposition risque d’être contreproductive de l’avis de certains observateurs. Vu que l’exclusion d’un parti ou d’un groupe de partis politiques du débat, qui se doit national pourrait créer plus problèmes que de solutions.


En tous les cas, il serait difficile voire impossible d’exclure des hommes politiques comme Ibrahima Kassory Fofana qui s’est fait désigné comme le candidat de la région de la Basse Côté; tout comme l’ancien premier ministre Jean-Marie Doré, qui reste un dinosaure de la classe politique nationale. L'imbroglio risque de s'installer pour quelque temps encore.

 

 

Source:Guineeconakry.info

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