Ebola : début des contrôles sanitaires à l’aéroport de Roissy

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Annoncés jeudi par le ministre de la santé, les premiers contrôles sur les passagers en provenance de Conakry ont été effectués ce samedi matin à l'aéroport de Roissy. Ce samedi matin un peu avant 6h00, les 150 à 200 passagers du vol Air France quotidien Paris-Conakry ont été les premiers à passer, à leur arrivée, les contrôles sanitaires sur le sol français et ce alors même que la situation dans le monde ne s'améliore pas.

A peine descendus d’avion, les passagers du vol Conakry-Paris ont été accueillis avec des thermomètres laser pour détecter d’éventuels cas de fièvre, mesure la plus spectaculaire prise par le gouvernement pour prévenir l’éventuelle arrivée en France du virus Ebola.

Un représentant du personnel d’Aéroports de Paris présent à l’arrivée, au terminal 2E de l’aéroport de Roissy, s’est refusé à tout commentaire sur d’éventuels cas détectés.

Le gouvernement a annoncé vendredi un renforcement de son dispositif de lutte contre le virus, au lendemain d’une nouvelle alerte suscitée par l’admission jeudi pour « fièvre suspecte » d’une infirmière française ayant traité, en septembre, une volontaire de MSF atteinte d’Ebola. « Il n’y a pour l’heure aucun cas confirmé », a tenu à rassurer Matignon, alors que les premiers tests se « sont révélés négatifs » pour cette soignante selon une source proche du dossier.

Le dépistage à l’arrivée, déjà en vigueur en Grande-Bretagne et dans plusieurs aéroports américains, est uniquement mis en place sur ce vol en provenance de Conakry, seule liaison directe entre la France et l’un des pays touchés par le virus. Aucun contrôle n’est prévu pour l’instant sur les passagers venant de pays à risques ayant effectué des correspondances.

Vendredi soir, des syndicats d’hôtesses et de stewards d’Air France ont réclamé la fermeture de la desserte de Conakry, exprimant leur crainte d’un « risque grave de propagation de l’épidémie ». Fin août, la compagnie avait suspendu ses vols vers la capitale de la Sierra Leone Freetown, après de précédentes protestations syndicales.

Source: Les Echos

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