Au lendemain du discours d'Alpha Condé, l'opposition guinéenne prête à dialoguer

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Au lendemain du discours du président Alpha Condé ce 20 décembre 2011, les principaux partis de l'opposition se disent prêts à dialoguer avec le pouvoir en vue de l'organisation des élections législatives, dont le chef de l'État a confirmé le report sine die. Les deux coalitions qui représentent ces partis, l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) et le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT) ont également bien accueilli les initiatives présidentielles même si pour elles, le bilan d'Alpha Condé reste « négatif ».

Après avoir réclamé à corps et à cris, un dialogue politique inclusif pour aller à des élections législatives acceptées de tous, le pouvoir d'Alpha Condé a fait un geste dans ce sens.

Les principales revendications de l'opposition ont été satisfaites : de la libération de tous les militants de l'opposition arrêtés lors de la manifestation du 27 septembre et des jours suivants au gel des activités de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Pour Aboubacar Sylla, l'un des membres du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT) et de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) « les préalables que nous avions posés sont aujourd'hui levés. Nous sommes prêts à aller au dialogue dans l'espoir, dû à la bonne foi des autorités, et que le gel momentané des activités de la Commission électorale nationale indépendante  n'est pas un piège ou une opération de charme destinée à faire croire à l'opinion nationale et à la communauté internationale que la volonté de dialogue est plus du côté du pouvoir que du côté de l'opposition ».

Depuis le mois de juillet dernier, l'opposition et la société civile réclament une clarification sur le processus électoral.

Cependant, pour Lansana Kouyaté, leader du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN), membre de la Coalition, le bilan de l'An I du
pouvoir d'Alpha Condé reste « globalement négatif. Je le dis en pensant à ce que je considère les fondamentaux d'un État, c'est-à-dire, l'État de droit, la justice, la réconciliation nationale, a précisé l'opposant, ces symboles-là ne sont pas posés ».

C'est à l'issue d'une réunion tenue il y a quelques jours entre les membres de la Céni et ceux d'une commission de facilitation du dialogue politique
conduite par Mgr Albert David Gomez, que le report de la date des législatives a été arrêté au nom de la paix et de l'entente entre acteurs politiques.

Source: RFI

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