L’opposition satisfaite après l'instauration d’une commission électorale paritaire

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C'est une étape importante pour l'organisation des prochaines législatives déjà plusieurs fois reportées. Le Conseil national de transition, le CNT, qui fait office de Parlement, a adopté lundi soir 17 septembre un projet de loi instaurant la parité pouvoir-opposition au sein de la Commission électorale nationale indépendante. La parité au sein de la Céni n'était pas la seule revendication de l'opposition, mais c'était la principale.

C’est pour obtenir cette parité que l'opposition avait organisé toute une série de manifestations à Conakry ces derniers mois, et c’était faute de parité au sein de la Céni que cette même opposition avait décidé de retirer ses membres de la commission.

Désormais, selon le porte-parole de l'ADP, un collectif des partis d'opposition, ces formations vont rapidement nommer leurs nouveaux représentants au sein de la Céni. Il y aura donc dix membres issus de la mouvance présidentielle, dix autres de l'opposition, trois de la société civile, dont les syndicats, et deux venus de l'administration.

L'opposition demande d’ailleurs que les délégués nommés par l'administration n'aient pas le droit de vote au moment de l'élection du président de la Céni.

Est-ce à dire que tous les problèmes sont réglés ? Non, rétorquent les opposants. Il faut encore régler la question épineuse du fichier électoral et notamment de la société sud-africaine qui travaille sur ce fichier depuis plus d'un an.

L'opposition estime que Waymark fait un mauvais travail et soupçonne le pouvoir guinéen de vouloir contrôler le fichier électoral. Nul doute que la bataille autour de ce fichier sera la prochaine pomme de discorde entre le pouvoir et l'opposition.

Le gouvernement est un peu moins pessimiste. Pour lui, la question du fichier est une question interne à la Céni et qui devra être réglée en interne. L'essentiel étant, selon le ministre de la Communication, de voir la confiance rétablie entre les partenaires politiques.

Réactions

Aboubaca Sylla, le porte parole de l'ADP, le collectif regroupant les partis d'oppositio, estime que c'est une avancée majeure mais qu'il faut désormais s'atteler à ce que le fichier électoral ne soit pas l'objet de tentative de fraudes.

Source: RFI

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