Dans sa mise au point, l’officiel a tenu à clarifier les choses, niant dans un premier temps les déclarations qu’il jugeait fausses, nuançant ensuite celles qui devraient l’être et enfin, revenant sur les mesures prises par le gouvernement guinéen pour résoudre le problème.
Ainsi, abordant la question des fausses licences attribuée à des navires étrangers, une des principales accusations de Bruxelles, il dénie toute responsabilité à l’Etat guinéen et il rappelle qu’il a pris des mesures pour lutter contre le phénomène.
Face à l’accusation d’accaparement de 100 000 tonnes de poissons pélagiques que le pays devait partager avec la Guinée-Bissau, la Sierra Leone et le Libéria, il répond : « A ma connaissance, la Guinée n’a jamais outrepassé les limites de son espace maritime pour aller en Guinée-Bissau ou au Libéria et encore moins en Sierra Leone pour pêcher.» Et d’exprimer son incompréhension « Je ne vois pas le bien fondé de l’assertion selon laquelle la Guinée s’est accaparée à elle seule un stock de poisson pélagique qui traverse plusieurs ZEE» ajoutant que « ce sont des poissons qui naviguent entre les différentes aires d’eau. Même s’il y a des évaluations de ce stock dans la sous région, je n’ai pas encore une donnée qui me dise que la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau, le Libéria et la Sierra Leone sont convenus un accord de gestion ou de partage des petits pélagiques. Je n’ai pas encore vu ce document.»
Evoquant les mesures prises par le pays pour se conformer aux exigences de Bruxelles, Koïkoï Sakou a parlé de l’activation 24 heures sur 24 du VMS un système de surveillance des navires, ainsi que la réforme du code de la pêche qui est actuellement en cours. Cette réforme devra intégrer tous les aspects liés à la lutte contre la pêche illicite non règlementée, non déclarée, précise-t-il.