La Guinée retire les titres miniers de Beny Steinmetz et Vale sur deux gisements de fer

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Le gouvernement guinéen a annoncé, le 17 avril, le retrait des concessions accordées à la société VBG, une  coentreprise entre groupe BSGR, de l’homme d’affaires controversé Beny Steinmetz (photo) et le groupe brésilien Vale, en raison des soupçons de corruption entachant leur obtention, il y a six ans.

Le gouvernement a pris cette décision sur la base d’un rapport élaboré par un comité technique chargé d’auditer les contrats miniers attribués avant l’élection du président Alpha Condé fin 2010.

«Le gouvernement approuve les recommandations du comité technique», a affirmé le porte-parole du gouvernement guinéen, Damantang Albert Camara dans une déclaration à la télévision d’Etat, indiquant que la décision de Conakry est motivée par «la nature frauduleuses des conditions dans lesquelles les permis miniers ont été attribués ».

Le Comité technique de revue des titres et conventions miniers (CTRTCM) avait annoncé, dans un rapport le 9 avril, que les titres miniers détenus par la société VBG sur les gisements de Simandou (blocs 1 et 2) et de Zogota «ont été obtenus à la suite de pratique de corruption». «Il existe un ensemble d’indices précis et concordants établissant avec une certitude suffisante des pratiques de corruption entachant l’octroi à BSGR des titres miniers et de la convention minière pour les gisements de Simandou comme pour ceux de Zogota», ont écrit les auteurs du rapport. Selon le rapport du CTRTCM, Vale «n'a pas participé à des pratiques de corruption entourant l’octroi de deux gisements de fer».

En réaction la décision du gouvernement guinéen,  la société BSGR a annoncé qu'elle allait recourir à l'arbitrage international. «BSGR a obtenu les droits d'exploitation minière légalement et va déployer de grands efforts pour annuler la décision illégale du gouvernement guinéen», a souligné l’entreprise dans un communiqué.

L’affaire des titres miniers obtenus par la société du  milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz mobilise depuis un an, aussi bien le FBI que la justice suisse.Arrêté aux Etats-Unis il y a un an, un citoyen français au cœur de l’enquête internationale a avoué le mois dernier avoir tenté d’acheter le silence d’un témoin clef : la quatrième épouse du précédent chef d’Etat guinéen, Lansana Conté. Cette dernière a, selon le témoin, «usé de son influence pour  inciter l’ancien président guinéen à des instructions au Ministres des mines afin que des titres et des conventions minières soient délivrés à BSGR». En 2006, un an après l’arrivée du groupe dans le pays, celle-ci avait commencé à «bénéficier de versements substantiels, de titres miniers, de droits gratuits de participation», notamment via cet intermédiaire français.

Source: Agence Ecofin

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