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Le ''coup d'Etat'' version Gbagbo de Me Wade et suggestion pour la démocratie africaine

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Me.A.Wade connaît trop bien son pays, finalement. Il dit qu'il va gagner dès le premier tour et j'en suis convaincu maintenant surtout qu'il n'y aura pas de bulletin unique.

A moins de trouver les moyens de stopper Me. Wade avant la tenue de l'élection, l'opposition ferait mieux d'économiser ses fonds au lieu de les dilapider pour une élection gagnée d'avance:

il est évident que Me. Wade contrôle tout le système, du Conseil Constitutionnel (C.C) jusqu'à la structure de dépouillement et de centralisation des résultats. Il a augmenté de cinq millions de Francs CFA les salaires des magistrats du C.C et celui d'autres fonctionnaires. Il n'a pas refusé l'utilisation du bulletin unique pour rien ; il n'est pas confiant et arrogant pour rien non plus. Les cinq soi-disant ''Sages'' ont tous été nommés par Me Wade comme Gbagbo avait placé son ami Yao N'Dré qui a battu tous les recours de diligence juridique en enquêtant, annulant plus de six cent mille voix, contrôler plus de vingt mille PV et rédiger son verdict, tout cela en 24 heures !

Cinquante ans de progrès démocratique à l'eau en une élection présidentielle grâce à Me Wade ! Dommage pour l'Afrique plus que pour le Sénégal ! La démocratie ne sera jamais un acquis ; c'est un processus à évolution lente facilement réversible. Voilà ce qui retarde notre continent et menace notre avenir bien plus que l'impérialisme supposé des Occidentaux.

 

C'est là une opportunité pour interpeller les ou la Société civile ouest-africaine pour qu'elle joue son rôle en s'impliquant sans tabous de'' souveraineté'' dans les problèmes électoraux des pays de la Cedeao. Nous clamons urbi et orbi que nous sommes pour une Afrique unie au point que certains prônent la création (utopique) des Etats-unis d'Afrique; et en même temps, nous nous comportons comme si les problèmes d'un pays africain étaient exclusivement le sien alors que l'impact d'un conflit toucherait la plupart des pays de la sous-région. Et surtout , l'argument d'autorité pour s'immiscer dans les affaires internes du Sénégal, de la Guinée, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau et autres, par exemple, est que ce sont des conflits électoraux endémiques à l'Afrique tous basés sur les manques de transparence et d'intégrité des institutions électorale et juridiques : les personnes au sein des cours constitutionnelles ou suprêmes ne devraient ni être nommées par le Président de république, ni leur rémunération et carrière gérées par l'Exécutif. Les chefs d'Etat africains sont solidaires dans la confiscation du pouvoir; ce qui fait que seules les Sociétés civiles africaines coalisées peuvent forcer le changement. Et cela est l'étape sine qua non pour une intégration africaine d'autant plus que nos nations respectives ont été artificiellement créées avec des frontières coloniales arbitrairement érigées sans aucun fondement historique ou socio-culturel. Depuis plus de cinquante ans, nous nous leurrons en voulant nous comporter comme des nations alors que la réalité est que nos pays sont constitués de ''micro-nations'' balkanisées par les colons; comme les territoires peul et mandingue, pour ne citer que ces deux peuples.

En résumé, nonobstant les éventuelles oppositions des hommes politiques, les sociétés civiles ouest-africaines doivent se concerter et obliger par des journées d'action à ce qu'il soit créé une entité sous-régionale de la Cedeao indépendante chargée d'organiser les élections dans tous les pays de cette zone avec la création d'une Cour Constitutionnelle de la Cedeao dont les membres seraient indépendants des Exécutifs comme juridiction de dernier recours; avec ou sans institutions nationales. Et surtout aussi, il faut pousser au démantèlement des armées nationales au profit d'une armée de la Cedeao : la gendarmerie et équivalents ainsi que les polices nationales suffisent largement pour assurer la sécurité intérieure de nos pays. Ainsi, il ne sera pas nécessaire pour certains pays d'avoir des accords militaires individuels avec la France, par exemple. Si nous voulons empêcher les Occidentaux de s'immiscer et d'influencer les votes dans nos pays et surtout sauver des vies d'innocents Africains, les sociétés civiles ouest-africaines doivent prendre leur responsabilité et rompre leur silence complice et inféodation tacite aux Exécutifs. C'est la seule façon de concrétiser l'intégration africaine et arrêter de berner nos peuples avec de belles paroles démagogiques anti-occidentales pour paraître bien comme Gbagbo, Alifa Condé et tant d'autres avant eux qui exploitent notre crédulité et même nigauderie pour asseoir leur dictature.

Sans l'implication militante et déterminée des sociétés civiles ouest-africaines, la démocratie ne s'installera jamais en Afrique de façon durable et véritable: il suffira de chefs d'Etat comme Wade ou Alifa Condé pour tout remettre en cause quelle que soit l'avancée réalisée.

Nous pouvons ainsi apporter à l'Humanité, nous aussi, une des constitutions les plus avancées au Monde de façon incontestable pour une fois. L'Afrique doit sortir des plagiats idéologiques et constitutionnels et oser tracer sa propre voie politique basée sur son histoire propre qui n'est pas celle des Occidentaux ou Asiatiques : par exemple, quel symbole et solennité apportent-ils à la Cour porter une perruque blonde (système anglophone) ou robe de magistrat avec fourrure (zone francophone) en Afrique?

En tout cas, l'avenir et le bien-être de nos peuples sont entre nos mains, nous de la Société civile ; et ne comptons surtout pas sur nos hommes politiques pour faire notre bonheur : ils sont plus qu'ailleurs trop égocentriques pour voir les souffrance des populations et se soucier d'y apport-porter des solutions.

  
Peace and greetings !

NB: Utilisant un clavier anglais, désolé, certains accents pourraient manquer

I.Diallo "Ollaid"

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