Le politique et le technocrate: La saga Sékou Touré - DialloTelly

 

A l’indépendance de la Guinée, les colons français détruisirent toutes le archives ou presque, le régime qui s’installa apporta quelques « vérités historiques » à vérifier et comble de tout, nos historiens n’aident pas non plus à l’éclatement de la vérité.

Alors, modestement et je souhaite que d’autres fassent la même démarche, je vais collecter au maximum possible, les témoignages de nos aînés pour nous aider à connaître et à comprendre notre histoire.

Deux hommes incontestablement intelligents, qui, ensemble, auraient pu mener notre pays à bon port, sont arrivés à une situation tragique pour le second ; pourquoi ? Comment ? Qu’elle leçon en tirer ? 

 

Je compte, vers fin janvier 2012, lancer une série d’articles sur le sujet afin d’abord d’attirer d’autres témoignages et surtout d’éclaircir, si possible, des zones d’ombre ; en attendant cette saga et en espérant d’ici là, avoir l’occasion d’interviewer Mme André Touré, veuve de Sékou Touré, je vous annonce le montage final du dvd de Mme Telly Diallo.

 

Le documentaire est prêt

 

Le témoignage de Hadja Kadiatou Telly Diallo est fini, un dvd de 2h 15 environ qui sera bientôt disponible au Canada avec AOT  en attendant de trouver d’autres points de distribution. Une projection est prévue à Conakry (date à fixer).

 

Mon Analyse : Cet témoignage de la veuve de Diallo Telly m’a accordé, sera en n’en pas douter un outil de travail important, pour nos futurs historiens.

 

Je ne vais pas vous résumer ou faire une analyse de son témoignage que je conseille d’acquérir mais d’exprimer mes sentiments ; il est évident que la femme de Diallo Telly fit tout ce qu’elle pouvait, pour empêcher son mari de rentrer en Guinée.

 

Morceaux choisis :

 «Il était évident pour tout le monde, sauf pour Telly que sa destination finale était le camp Boiro ».

 

 «  Cette tempête politique vers laquelle, tu nous mènes, j’aimerais que mes enfants soient épargnés» ; à l’adresse de son mari.

 

« Un jour, Telly m’apporta une lettre d’Amnistie Internationale, qui demandait la libération des détenus du complot des enseignants survenu en 1961, qui se terminait ainsi ; Monsieur le Ministre, n’oubliez pas que les dirigeants d’aujourd’hui, sont les prisonniers de demain ; je parlais tellement à Telly de son arrestation qu’il trouva nécessaire de me faire lire le message en me disant qu’il croit que celui qui a écrit cette lettre à derrière la tête, la même pensée que moi. Et cela ne te dit rien , demandais-je ? Il m’a répondu que cela ne lui disait rien. »

 

« Après son arrestation, son meilleur ami déclara à la maison que tout est clair maintenant et  je lui ai répondu ; pour moi tout est clair depuis cinq ans, j’ai avalé toutes sortes de somnifères et vous m’avez même traitée de folle ; c’est vous qui étiez fou, pas moi »

Enfin de compte, c’est elle qui ramassa le pot cassé.

 

Au-delà du ce drame familiale, c’est la nécessité d’une prise de conscience sur nos sociétés familiales guinéennes; la dominance du male ; le chef de famille a décidé ; la messe est dite. C’est presque partout pareil.

 

Gamin, je ne souviens plus des circonstance mais j’ai bon souvenir de maman me disant an aparté «  tu sais j’ai prévenu ton père mais il ne m’a pas écouté » ; ou alors le moment d’exhiber mes notes scolaires ; quand elles étaient bonnes, la joie paternelle affirmant «  voici mon fils, il travaille très bien à l’école et dans le cas contraire ; c’est à la maman d’entendre que son fils ne vaut rien et patin couffin.

 

Plus je penses à ma mère qui n’est plus de ce monde et plus j’interview ou discute avec nos braves femmes, plus j’approuve l’expression que derrière tout grand homme, il y a une grande Dame.

En Guinée, ces grands hommes, écoutent t’ils ces grandes Dames ; là est toute la question. 

Je crois de plus en plus que c’est une Dame qui rassemblera les guinéens mais encore faut il qu’elle se fasse connaître pendant qu’il est encore temps.

 

C’est sans démagogie, relisez mon article « des propositions concrètes », je parle des vendeuses de poissons de Conakry, celles qui font les indigo à Kindia, les vendeuse de Lépi de Pita, des vendeuse de miel de Faranah et de l’huile de palm de N’Zérékoré ; dans nos discussions, elles ne parlaient que d’amélioration de leurs revenus pour s’occuper de leurs enfants bien avant leur bien être.

 

A mon avis, ce sont des personnes (homme ou femme), qui pensent au bien être de la future génération, qui sont ou peuvent devenir, des bâtisseurs.

 

Tant que l’économie de notre pays sera sous le contrôle de phallocrates jouisseurs, le mot développement restera toujours un vain mot. Bref je ferme ma gueule et enfouis ma colère en attendant.

 

Encore une fois, j’exprime toute ma reconnaissance à Hdj Kadiatou Telly Diallo pour le témoignage recueilli ; il n’est pas toujours facile, d’aborder des moments pénibles.

 

Je dédie ce travail à ma mère et à toutes nos braves femmes qui ont supportés tant, dans l’histoire de notre pays.

 

NB : Un exemple qui provoque ma colère ; après 53 ans d’indépendance, voici la vidéo de l’hôpital Régionale de N’Zérékoré. Sans commentaire. 

http://www.youtube.com/watch?v=3uOaUhv2sOA

 

Paul Théa

Paul THEA

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