Les réticences freinent les opérations de riposte contre Ebola en Basse Guinée (Synthèse)

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Des actes de vandalisme ont visé des équipes anti-Ebola samedi dernier dans la ville de Tanènè, située à moins d'une centaine de kilomètres de la capitale guinéenne Conakry, où un véhicule de la Coordination nationale de riposte contre Ebola a été incendié et deux de ses occupants blessés, a rapporté lundi la radio d'état.

Cette équipe de riposte contre le virus Ebola était partie chercher deux personnes présumées malades qu'elle convoyait vers un centre de traitement. Ce que n'auraient apparemment pas supporté certains individus de la localité qui s'en sont pris aux soignants.

Ces incidents interviennent au lendemain d'une manifestation qui a dégénéré en émeutes du côté de Kamsar, cité minière située elle à près de 300 kilomètres de la capitale, où est basée la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Là aussi, ce sont des équipes anti-Ebola qui avaient été visées par les manifestants, qui s'opposaient à la sécurisation d'un décès suspect s'étant produit dans un quartier de la ville.

Les incidents ont été marqués par la destruction de la mairie de Kamsar. Des véhicules furent également incendiés par des manifestants en colère, ont rapporté plusieurs sources.

Ce lundi, la tension était encore palpable dans cette cité minière, où certains habitants voulaient protester contre les arrestations opérées lors des incidents de vendredi dernier, rapportent nos sources.

Des forces de l'ordre fortement déployées assurent néanmoins la sécurité dans la cité, en vue de dissuader les éventuels frondeurs.

Le Coordinateur préfectoral de la riposte contre Ebola, le Dr Facinet Yattara, a déclaré lundi sur les ondes de la radio nationale que 7 cas d'Ebola, dont 252 contacts, ont été notifiés à Kamsar, ajoutant que les manifestations survenues dans la zone avaient conduit à l'arrêt momentané des interventions des équipes médicales.

Les autorités de la région de Boké dont relève Kamsar se sont déployées sur le terrain pour sensibiliser les populations sur la nécessité d'éradiquer le virus Ebola.

Dans la même lancée, deux ministres du gouvernement, à savoir celui de la Communication Makanéra Kaké et son homologue de la Santé et de l'hygiène publique Dr Rémy Lamah, se sont eux aussi rendus à Kamsar, au lendemain des incidents survenus dans la sous-préfecture.

Pour ce qui est du bilan de l'épidémie, à la date du 28 Mai 2015, la Guinée a enregistré un total cumulé de 3653 cas avec 2426 décès (soit 66.4%), selon la Coordination nationale de lutte contre Ebola. Les cas confirmés étant estimés à 3219 ayant entraînés 2007 décès.

Dans un communiqué conjoint publié dans la soirée de lundi, le ministère de la Sécurité et de la protection civile et celui de la Justice ont déploré les actes de violence prenant pour cible des équipes anti-Ebola et les destructions de biens publics. Les deux départements ont mis l'occasion à profit pour inviter les populations des localités où ont été enregistrés ces incidents, à la retenue.

Les deux ministères ont annoncé que ceux qui se rendront coupables de tels agissements devront faire face à la loi, et seront jugés et punis à des peines de condamnation fermes, ont averti les autorités.

Source:Xinhua

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