Rapport sur la gestion de l'épidémie Ebola

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L'Organisation internationale humanitaire, Médecins sans frontières (Msf) a publié lundi un rapport critique sur la gestion de l'épidémie d'Ebola par la Communauté internationale, un an après la découverte du virus en Afrique de l'Ouest. Le rapport révèle des points faibles de la réaction internationale à cette crise de santé, soulignant sous forme de mise en garde, que l'épidémie n'est pas vaincue malgré la baisse globale des cas.

L'Ong a aussi mis l'accent sur les avertissements qu'elle avait, très tôt, lancés, il y a un an, par rapport aux cas enregistrés en Guinée suivis de démentis des gouvernements des pays touchés.

Elle a en outre rappelé les mesures sans précédent qu'elle avait prises devant la léthargie internationale, alors que l'épidémie se propageait dans les pays voisins (Sierra Leone et Liberia) de la Guinée, premier pays affecté par le virus.

Le rapport indique que l'Ong a mis en œuvre des moyens très importants avec plus de 1.300 expatriés et 4.000 employés locaux de Msf en Afrique de l'Ouest qui ont pris en charge environ 5.000 malades dont les cas sont confirmés.

Le rapport a présenté en détail les conséquences de la ’'léthargie internationale' qui a duré plusieurs mois au cours desquels le virus s'est propagé de manière importante, poussant l'Ong a lancer un appel exceptionnel pour la mobilisation des forces médicales internationales civiles et militaires dotées de capacités permettant de faire face aux crises biologiques.

Selon le directeur général de Msf, Christopher Stokes, 'le virus ne devait pas se propager de cette façon et échapper au contrôle, si de nombreuses structures n'avaient pas permis cela et causé par conséquent des résultats tragiques que l'on pouvait éviter'.

Afin de faire face à ce virus contagieux de façon exceptionnelle sur fond de la faiblesse de la réaction internationale, les équipes de Msf ont mis l'accent sur la limitation des dégâts, ce qui a obligé l' Ong à faire certaines concessions par rapport à de nombreuses priorités pour la protection des malades, l'observation des cas et l'enterrement des morts de manière sécurisée, souligne le rapport.

Selon le document, le choc de l'Ebola a secoué la confiance des personnes dans les services sanitaires et plongé les personnels de santé dans le découragement et la peur de poursuivre les services, tout en laissant derrière lui des sociétés effondrées dominées par le doute.

Le rapport indique que la Guinée et la Sierra Leone avaient accusé l'organisation de répandre la peur et l'inquiétude et que la Sierra Leone avait demandé, en juin dernier, à l'Organisation mondiale de la Santé de ne publier que les cas de décès confirmés par les laboratoires, ce qui a diminué le nombre exact de morts.

Dans les trois pays les plus affectés (Guinée, Sierra Leone et Liberia) environ 5.00 travailleurs de la santé sont morts l'année dernière, ce qui a laissé un choc catastrophique entraînant une diminution importante des personnels de santé qui évoluaient dans ces pays avant l'éclatement de la crise d'Ebola, indique le rapport.

Source: PANA

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