Tueries de Zogota: les accusations de l’opposant guinéen Jean-Marie Doré

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En Guinée, l’opposant Jean-Marie Doré a violemment accusé le gouvernement d'avoir planifié et fait exécuter les tueries de Zogota. Dans la nuit du 3 au 4 août 2012, dans cette localité située près de N'Zérékoré, principale ville de la Guinée forestière, les forces de sécurité avaient tiré sur des villageois, tuant cinq personnes sur place, une sixième victime succombant à ses blessures quelques jours après. Le gouvernement dément et appelle à la sérénité avant la mise en place d'une commission d'enquête qui va tenter de déterminer les responsabilités.

Après les protestations énergiques de Faya Millimono et d’Etienne Soropogui, membres du comité de crise sur les tueries de Zogota, c’est au tour de Jean-Marie Doré de dénoncer les tueries perpétrées à Zogota dans la nuit du 3 au 4 août 2012. Ces tueries ont fait au moins cinq morts sur place et une sixième victime est décédée plus tard des suites de ses blessures.

Pour Jean-Marie Doré, ancien Premier ministre et leader de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), « ce qui montre le caractère planifié de cette affaire, c’est que les ministres venus de Conakry ont dit à Zogota qu’on a ordre de prendre des mesures sévères pour faire exemple. Cela a été ordonné, planifié et exécuté dans un ordre précis. Et ça, les forestiers toutes tendances politiques ou sociales confondues n’acceptent plus ça. On n’acceptera plus que n’importe qui fasse n’importe quoi là-bas. Non, jamais ! ».

Pour le gouvernement, l’heure n’est pas aux spéculations mais plutôt, place à l’enquête pour situer les responsabilités. Albert Damantang Camara est ministre de l’Emploi et de l’Enseignement technique : « Cette affaire est suffisamment grave pour que chacun garde un maximum de sérénité afin que la vérité et que toutes les hypothèses soient envisagées pour que ce genre de drame ne se répète plus. En ce qui concerne le gouvernement, il s’agit d’une affaire qui a opposé des villageois à une société privée et dans laquelle les forces de défense ont dû intervenir dans des conditions que l’enquête va déterminer pour savoir où se situent effectivement les responsabilités. Au-delà de cela, je pense que tout le reste, c’est de la surenchère. Ce sont des spéculations et ça ne rend pas service à la vérité et aux populations locales ».

Albert Damantang Camara, ministre de l’Emploi et de l’Enseignement technique: « Cette affaire est suffisamment grave pour que chacun garde un maximum de sérénité ».

Source: RFI

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