L’armée à décrété un couvre-feu dans la deuxième ville de Guinée, N’zérékoré, dans le sud-est du pays, après deux jours d’affrontements meurtriers entre communautés.
16 personnes ont été tuées et environ 80 blessées, selon un dernier bilan fourni par le porte-parole du gouvernement, Albert Damatang Camara. "Les forces de l'ordre ont été déployées en masse et la situation est en voie de normalisation", a-t-il ajouté.
Certaines victimes des violences ont été découpées à la machette, d’autres brûlées. Le gouvernement a envoyé sur place les colonels de l'armée Moussa Tiègboro Camara, directeur de l'Agence nationale de lutte contre la drogue et le crime organisé, et Claude Pivi, chargé de la sécurité du chef de l'Etat guinéen Alpha Condé.
Les colonels Camara et Pivi sont tous deux originaires de cette région, la Guinée forestière, et appartiennent aux deux ethnies qui s'affrontent: le premier est konianké, le second guerzé.
Les violences ont débuté dimanche soir à Koulé où trois jeunes Konianké ont été battus et torturés par des gardiens d'une station-service qui les avaient pris pour des voleurs.
Dans un communiqué, le secrétaire général des Nations Unies "encourage tous les chefs politiques et les acteurs nationaux concernés à maintenir l'atmosphère paisible qui a prévalu le jour des élections et à s'abstenir de toute déclaration qui pourrait mener à des violences ou à des troubles".
En pleine campagne électorale pour la présidentielle du 11 octobre, des violences ont fait un mort et au moins 80 blessés dans le sud est du pays. Le couvre-feu y a été instauré de 18H00 à 06H00 depuis dimanche soir.
La justice guinéenne a condamné huit partisans de Moussa Dadis Camara à deux mois de prison avec sursis.Ils avaient été interpellés le 26 août au cours de manifestations occasionnées par le retour avorté du capitaine Moussa Dadis Camara.
Ce Guinéen de 38 ans, atteint du virus Ebola et admis au centre d’isolement de Donka à Conakry, a guéri du virus Ebola. Mais 6 des 9 membres de sa famille atteints par le virus sont morts. Témoignage.
La facilitation onusienne est intervenue en Guinée pour éviter des manifestations de rue et le boycott des élections législatives. Alors que l'opposition menaçait d'organiser des manifestations de rue jeudi pour dénoncer ce qu'elle a qualifié de "mauvaise préparation" du scrutin prévue le 24 septembre prochain.
L'opposition guinéenne réunie jeudi à Conakry a décidé de se retirer du dialogue politique après les incidents survenus mercredi au domicile de Cellou Dalein Diallo.
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