GUINÉE : Fin du dialogue politique inclusif, les acteurs se quittent dos à dos

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Le dialogue politique inclusif entamé le 27 décembre 2011 a pris fin lundi au Palais peuple. Après un mois et quelques semaines de concertation, les acteurs politiques guinéens n’ont pas trouvé de consensus sur les questions relatives à l’organisation des élections législatives notamment, celle liée à la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Pour Faya Millimono de la NGR (Nouvelle génération pour la République) et porte-parole de l’opposition, rien n’est envisageable tant que le problème de la restructuration de la CENI n’est pas réglé: «Je rappelle que ce cadre de dialogue devait trouver des solutions aux problèmes qui sont posés. Mais, vous verrez quand le rapport va sortir, vous trouverez que sur 80 % des points on dit qu’on n’est pas d’accord. Aussi longtemps que l’épineux problème de la restructuration ou de la recomposition de la CENI n’est pas résolu, je me demande comment on peut faire les autres choses».

Faya Millimono a aussi rappelé la nécessité de ne pas précipiter les législatives : « Aujourd’hui, tout se fait dans le noir, nous allons empêcher qu’une élection nous amène vers l’instabilité. C’est encore mieux que nous prenions notre temps pour avoir une élection propre que de précipiter les choses et aller à une élection qui pourrait amener des problèmes ».

Côté mouvance présidentielle, c’est la satisfaction. Dr Makanera Kaké évoque quelques acquis permettant de proposer une date pour la tenue des élections législatives : « Entre autre acquis, la neutralité de l’Administration, le respect de l’autorité de l’Etat, l’audit du fichier, l’accès équitable des leaders aux médias d’Etat. Nous dirons que ces journées de dialogue ont eu une importance capitale. Ce qui permettra aux Guinéens d’avoir une Assemblée nationale représentative de la volonté du peuple de Guinée très bientôt. Parce que le centre classique et la mouvance, nous avons proposé une période qui ne va pas dépasser le mois de mai».

Cependant, le président du comité de médiation, Monseigneur Albert Gomez reconnait l’absence de consensus dans les débats et laisse la décision finale aux autorités : « Qu’on soit arrivé à un consensus ou pas tous les points ont été discutés, il reste naturellement à faire le rapport final. L’objectif étant de produire un document qui permettra à ceux qui décident, avec les points de convergence et les points de divergence, de prendre la bonne décision. En toute honnêteté, nous avons constaté malgré telle et telle approche qu’il n’y a pas eu de consensus pour que les autorités compétentes puissent savoir que nous avons discuté mais, qu’on est pas arrivé à un consensus ».

Aïcha Bah, KOACI.COM CONAKRY, copyright © koaci.com

Source: koaci.com

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