L'opposition guinéenne réunie jeudi à Conakry a décidé de se retirer du dialogue politique après les incidents survenus mercredi au domicile de Cellou Dalein Diallo.
Les violences ont éclaté mercredi chez Dalein Diallo alors que des manifestants accompagnaient ce dernier au tribunal pour répondre à des accusations de "diffamation".
Il avait alors déclaré qu’il se retirerait du dialogue politique si ses agresseurs n'étaient pas identifiés et punis.
Les opposants, en prenant leur décision de claquer la porte au dialogue, ont dit avoir agi en solidarité avec leur collègue Diallo.
Sous l'égide du représentant du Secrétaire général de l'Onu en Afrique de l'Ouest, l'opposition et le gouvernement qui étaient en désaccord sur les législatives, s'étaient entendus pour la relance du dialogue.u
Cet accord avait amené la commission électorale nationale indépendante à annoncer qu'elle reporterait la date des législatives qui étaient fixées pour le 30 juin.
Dans un communiqué, le secrétaire général des Nations Unies "encourage tous les chefs politiques et les acteurs nationaux concernés à maintenir l'atmosphère paisible qui a prévalu le jour des élections et à s'abstenir de toute déclaration qui pourrait mener à des violences ou à des troubles".
En pleine campagne électorale pour la présidentielle du 11 octobre, des violences ont fait un mort et au moins 80 blessés dans le sud est du pays. Le couvre-feu y a été instauré de 18H00 à 06H00 depuis dimanche soir.
La justice guinéenne a condamné huit partisans de Moussa Dadis Camara à deux mois de prison avec sursis.Ils avaient été interpellés le 26 août au cours de manifestations occasionnées par le retour avorté du capitaine Moussa Dadis Camara.
Ce Guinéen de 38 ans, atteint du virus Ebola et admis au centre d’isolement de Donka à Conakry, a guéri du virus Ebola. Mais 6 des 9 membres de sa famille atteints par le virus sont morts. Témoignage.
La facilitation onusienne est intervenue en Guinée pour éviter des manifestations de rue et le boycott des élections législatives. Alors que l'opposition menaçait d'organiser des manifestations de rue jeudi pour dénoncer ce qu'elle a qualifié de "mauvaise préparation" du scrutin prévue le 24 septembre prochain.
L’armée à décrété un couvre-feu dans la deuxième ville de Guinée, N’zérékoré, dans le sud-est du pays, après deux jours d’affrontements meurtriers entre communautés.
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