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Une mission conjointe de la CEDEAO, l'UA et l'ONU pour relancer le dialogue en prélude à la présidentielle

Cedeao union africaine onuUne mission conjointe de la CEDEAO, de l'UA et de l'ONU s’est rendue en Guinée en vue de relancer le dialogue entre les acteurs politiques. En ligne de mire : l’organisation de la prochaine élection présidentielle prévue pour le 18 octobre dans le pays.

Une mission conjointe de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine (UA) et de l'Organisation des Nations unies (ONU) s’est rendue ces derniers jours en Guinée, dans l'objectif de relancer le dialogue entre les différents acteurs politiques du pays, à moins de deux mois de l’élection présidentielle fixée au 18 octobre, rapporte Xinhua.

La mission mixte comprend Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Pierre Buyoya, ancien président du Burundi pour le compte de l'UA, Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la CEDEAO, ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Nigeria et du Burkina Faso.

Les émissaires ont rencontré différentes formations politiques, tant du pouvoir en place que de l’opposition réunie au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). Une rencontre avec les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a également eu lieu.

Ces entrevues ont, selon certaines sources, principalement porté sur les conditions d’organisation de la future élection présidentielle. L’un des points de discorde constituerait la présence présumée de 2 millions d’électeurs « fictifs » pour un total de 6 millions d’électeurs sur le fichier électoral. Pour l’opposition qui allègue cette présence d’électeurs fictifs, cette situation est de nature à compromettre la transparence et la fiabilité du processus électoral.

Le 06 août dernier, le président sortant de la Guinée, Alpha Condé, a été désigné par son parti, le RPG Arc-en-ciel, pour briguer un troisième mandat à la tête du pays. Prenant « bonne note », il ne s’est cependant pas encore prononcé sur la question.

Selon les dispositions de la Constitution guinéenne, le nombre de mandats présidentiels est limité à deux. Mais d’après les partisans du président sortant, l'adoption en mars dernier d'une nouvelle Loi fondamentale lors d'un référendum boycotté par l'opposition remet les compteurs à zéro, lui permettant de briguer un autre mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Soupçonnant depuis des mois le président sortant Alpha Condé de vouloir briguer un troisième mandat, les principaux partis d'opposition et des organisations de la société civile, regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont organisé en octobre 2019, une série de manifestations qui se sont soldées par des dizaines de morts parmi les manifestants.

Borgia Kobri

Source: Agence Ecofin

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