Affaire Gueckedou: Déclaration conjointe de l'ADP et du Collectif

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L’ADP et le Collectif déplorent que la crise que traverse la ville de Guéckédou, en dépit du calme apparent qui y règne actuellement, continue à s’aggraver en raison du traitement brutal et partisan qui en est fait par le Gouvernement.

L’ADP et le Collectif dénoncent la volonté du pouvoir de donner une coloration ethnique à la crise en ramenant ses causes à une opposition entre des communautés qui ont pourtant toujours vécu, dans le passé, dans l’harmonie et la paix.

Ils rejettent toute tentative de faire porter la responsabilité de cette crise à des leaders de l’opposition alors qu’il est notoirement établi que ces évènements dramatiques tirent leur origine du ras-le-bol des populations devant les exactions d’autorités locales plus promptes à embrigader des habitants en faveur du parti au pouvoir qu’ à promouvoir leur développement économique et social.

L’ADP et le Collectif mettent en gardent le Gouvernement contre tout acharnement à l’égard des leaders de partis d’opposition pour en faire des boucs-émissaires d’un conflit dont il porte seul la responsabilité, les troubles de Guéckédou étant causés par la discrimination pratiquée par les autorités locales à l’encontre de citoyens accusés d’être des militants ou sympathisants de partis d’opposition.

L’ADP et le Collectif condamnent fermement l’implication, aux côtés des forces de l’ordre, de milices « donzos » dans la répression des populations de Guéckédou et d’autres préfectures du pays qui ont enregistré des troubles récents.

L’ADP et le Collectif rappellent que la sortie de crise à Guéckédou passe nécessairement par l’arrêt des menaces, des actes de violence et de l’achat de consciences pratiqués par le Pouvoir. Seule la mise en œuvre d’une politique basée sur la justice, le consensus et le respect du principe de neutralité du service public par les autorités locales et le Gouvernement pourrait conduire au retour de la paix civile et de l’harmonie sociale.

Aussi, l’ADP et le Collectif rappellent-ils, dans ce cadre, leurs exigences pour un retour à la normale dans cette préfecture durement éprouvée par une répression brutale et des violations répétées des droits humains et des libertés publiques :

1- La destitution et l’engagement de poursuites judiciaires à l’encontre des autorités locales concernées par les actes de violence;

2- La démilitarisation de la ville de Guékédou et de ses environs ;

3- La libération immédiate et inconditionnelle des manifestants arbitrairement arrêtés et détenus.

L’ADP et le Collectif rejoints par d’autres regroupements de partis politiques ont décidé de dépêcher à Guéckédou une forte délégation pour y présenter les condoléances et salutations d’usage dans les familles des victimes. L’opposition souhaite que cette mission entreprise dans un esprit social et humanitaire se déroule dans le calme et la sérénité.

L’ADP et le Collectif saisissent cette occasion pour réaffirmer leur volonté de lutter fermement, par tous les moyens légaux à l’avènement en Guinée d’un Etat respectueux des droits de l’homme et des principes démocratiques.

Conakry, le 26 décembre 2012

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) & Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition

ADP et Collectif

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